CBC/Radio-Canada supprime 400 autres emplois

Publié le 30/10/2014 à 15:57

CBC/Radio-Canada supprime 400 autres emplois

Publié le 30/10/2014 à 15:57

Par La Presse Canadienne

Radio-Canada/CBC a commencé à mettre en oeuvre sa restructuration en décidant la suppression de près de 400 postes dans les prochaines semaines sur un total pouvant aller jusqu'à 1.500 postes d'ici 2020, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

La direction de l'audiovisuel public a présenté aux représentants du personnel ce premier volet de son plan de restructuration, qui court sur cinq ans.

Selon la Guilde canadienne des médias, la direction a précisé que "154 emplois seront éliminés du service anglais, 127 du service français et 115 aux services administratifs".

La direction a indiqué que ces suppressions entraient dans le plan stratégique dont le PDG Hubert Lacroix avait dessiné les contours au début de l'été.

Le patron du groupe de radio et de télévision avait averti les salariés de la suppression d'ici 2020 de 20% des effectifs, soit environ 1.000 à 1.500 personnes dans les services de télévision, afin de répondre aux nouveaux modes de consommation du public et à la nécessité de développer ses supports numériques mobiles.

Ce plan sévère venait après une première restructuration en avril portant sur 657 suppressions d'emplois et qui portait à environ 2.000 le total des pertes d'emplois dans ce groupe audiovisuel au cours des cinq dernières années. Ces coupes s'expliquent par la réduction des financements publics sous la politique du gouvernement conservateur au pouvoir depuis 2006.

La Guilde a estimé que "la direction devrait suspendre les décisions de compressions supplémentaires jusqu'aux prochaines élections", soit selon le calendrier prévu, en octobre l'an prochain avec les législatives.

La suspension se justifie par "l'engagement clair de financement accru pour Radio-Canada/CBC exprimé actuellement par deux partis fédéraux", a indiqué Carmel Smyth, présidente de la Guilde, en faisant référence aux deux partis de l'opposition, le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) de Thomas Mulcair et le Parti libéral de Justin Trudeau.

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