Tous les yeux sont tournés vers Copenhague

Publié le 07/12/2009 à 07:46

Tous les yeux sont tournés vers Copenhague

Publié le 07/12/2009 à 07:46

Par La Presse Canadienne

Les désaccords sont nombreux, notamment entre pays riches et pays pauvres. Photo : Bloomberg

La conférence des Nations unies sur le climat s'est ouverte à Copenhague, lançant deux semaines de négociations dont l'objectif est de trouver un successeur au protocole de Kyoto de 1997, qui arrive à échéance en 2012.

La présidente de la conférence Connie Hedegaard, le "Monsieur Climat" de l'ONU Yvo de Boer et Rajendra Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), doivent s'exprimer devant plusieurs milliers de participants.

Les désaccords sont si nombreux, notamment entre pays riches et pays pauvres rassemblés en "G77", que les parties ont renoncé à voir Copenhague déboucher sur un texte à valeur contraignante. La conférence pourrait en revanche produire un accord politique fixant le cadre pour la poursuite des discussions, en vue de la signature formelle d'un traité l'année prochaine.

Copenhague se concentre sur deux grands axes centraux: la fixation d'objectifs chiffrés pour le contrôle des émissions de gaz à effet de serre (GES) et la détermination de la somme que les pays riches sont prêts à débourser pour aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement.

Plus de 100 chefs d'Etat et de gouvernement ont fait part de leur intention de participer aux deux derniers jours du sommet, qui doit s'achever le 18 décembre. La présence annoncée de Barack Obama pour la clôture du sommet, ultime ligne droite des négociations, laisse espérer une issue favorable.

Pas de nouvelles concessions du Canada

Le ministre de l'Environnement du Canada, Jim Prentice, a indiqué que les objectifs du Canada en matière de réduction de gaz à effet de serre ne sont pas négociables.

Il a fait valoir que le Canada a déjà négocié de nombreux points et mis sur la table des objectifs réalisables. Il a ajouté que le gouvernement canadien a été très clair dès le départ: pour éviter une répétition de Kyoto, il fallait fixer des cibles concrètes et réalistes, que le pays peut atteindre.

Le gouvernement Harper entend mettre de l'avant une approche "à prendre ou à laisser" au cours des pourparlers de 12 jours qui s'annoncent difficiles et qui réuniront les pays membres des Nations Unies.

La conférence est vue par certains comme la dernière chance du monde pour parvenir à un accord, afin d'éviter les effets catastrophiques du réchauffement climatique.

Les attentes à l'égard de cette rencontre ont toutefois récemment été revues à la baisse, en raison du désaccord entre les Etats riches et les pays en développement sur certains points importants. Il n'y a dorénavant plus assez de temps avant le sommet pour mettre fin à l'impasse.

Désormais, la plupart des participants croient que la conférence de Copenhague accouchera au mieux, d'un calendrier et d'un plan qui fixera les balises d'une éventuelle entente sur le climat.

Par ailleurs, l'envoyé spécial en matière d'environnement, Michael Martin, dirigera la délégation canadienne de 47 membres, composée de fonctionnaires fédéraux, de députés de l'opposition et de représentants des provinces dont des premiers ministres et de ministres de l'Environnement.

Le premier ministre Stephen Harper se joindra à la délégation canadienne au cours des derniers jours du sommet pour une réunion de dirigeants mondiaux. Le président américain Barack Obama a revu son programme et va aussi rejoindre les autres dirigeants à Copenhague.

Réunir les pollueurs les plus importants tels que la Chine et les Etats-Unis afin qu'ils signent un nouvel accord est considéré comme une priorité absolue. Les pays présents à Copenhague veulent éviter de sembler être en retard sur les normes climatiques.

Le directeur de l'Institut international du développement durable, John Drexhage, a estimé que la rencontre de Copenhague sera comme le "Super Bowl" des conférences sur le changement climatique.

Il estime que tout sera amplifié au cours de la rencontre. Dès lors, l'image du Canada pourrait être ternie, du fait de l'attention portée aux émissions du Canada, même si elles ne représentent qu'une fraction des gaz à effet de serre du monde entier, a-t-il fait valoir.

Il a fait remarquer que la question des sables bitumineux de l'Alberta qui a fait l'objet d'un reportage dans le mensuel National Geographic au début de l'année et de l'abandon par les conservateurs fédéraux du Protocole de Kyoto, ont fait du Canada un bouc émissaire sur l'environnement.

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