Le plan de match de Stéphane Lefebvre: renaître de ses cendres, sans partir en fumée


Édition du 19 Janvier 2022

Le plan de match de Stéphane Lefebvre: renaître de ses cendres, sans partir en fumée


Édition du 19 Janvier 2022

Par Catherine Charron

(Photo: Laurence Labat)

Le Cirque du Soleil «renaît de ses cendres», illustre son nouveau PDG, Stéphane Lefebvre, devenu maître dans l’art de jongler avec les variants, les mesures sanitaires, les fermetures de frontières, la reprise de ses spectacles et de ses tournées. Il n’est toutefois pas au bout de ses peines.

Ça fait un peu plus d’un an que le dauphin de Daniel Lamarre, le PDG du Cirque des 20 dernières années, se prépare à porter le flambeau. En tant que chef de la direction financière, puis de l’exploitation, Stéphane Lefebvre était aux premières loges lors du remerciement de 95 % de ses employés en mars 2020, de la recapitalisation de l’entreprise, puis de la clôture de la transaction en novembre 2020.

Depuis, les deux maestros s’affairent à la reprise des activités du Cirque et de ses filiales partout dans le monde. «C’est sûr que ma priorité, c’est de relancer les opérations, explique-t-il. En parallèle, c’est de réaffirmer le leadership créatif du Cirque du Soleil [autant sous qu’en dehors du chapiteau, en offrant] une expérience plus riche aux spectateurs.» Contrairement à cette (pas si) lointaine époque, où les calendriers de tournées étaient programmés «des mois à l’avance», ceux-ci sont aujourd’hui bien moins certains. La pandémie n’étant toujours pas terminée — le variant Omicron ne l’ayant que trop bien rappelé —, le dirigeant doit s’assurer que l’entreprise dispose des outils nécessaires pour mener à bien ses activités.

«Si tu ne peux aller dans une ville comme tu l’avais prévu, ça a un effet domino incroyable. Le défi logistique est immense», illustre le PDG, qui se surprend de toute la flexibilité et de la résilience dont fait preuve son équipe.

Ce qui-vive constant a toutefois de quoi épuiser les 2 500 salariés de l’entreprise, qui n’en employait pas moins de 4 500 avant les premiers cas de COVID-19. «Ça peut être décourageant quand le spectacle sur lequel tu planches depuis des semaines est repoussé. […] Aussi, il y a moins de monde qu’auparavant. Tous doivent mettre l’épaule à la roue, moi le premier», soutient le PDG, qui s’efforce de motiver ses troupes en allant à leur rencontre.

Le Cirque du Soleil tente d’ailleurs de pourvoir une centaine de postes. Il mise d’abord sur l’embauche d’anciens salariés, mais tous ne répondent pas présents. «Chez les artistes, le taux de rappel est très bon, confirme Stéphane Lefebvre, mais la situation est autre au siège social.»Il doit donc émerveiller les candidats. «C’est l’occasion de se demander ce que l’on veut offrir aux travailleurs», indique le nouveau PDG, qui a lancé le défi à son équipe de transformer l’entreprise en leader de l’expérience employé. «Je réfléchis à ce qui fait qu’en 2022, une entreprise offre la meilleure expérience au monde en matière de flexibilité d’horaire et de lieu de travail.»

Sur le même sujet

Un partenariat entre le Cirque du Soleil et Tourisme Montréal pour aider à la relance

Le partenariat annoncé mercredi vise une collaboration et une réciprocité commerciale entre les deux organisations.

L'ode à la créativité et à l'audace de Daniel Lamarre

Édition du 16 Février 2022 | Emmanuel Martinez

«Le plus grand risque professionnel que j’ai pris dans ma vie était de rejoindre le Cirque du Soleil, mais cela ne ...

À la une

Arrêtez de jouer à la mascotte!

BLOGUE INVITÉ. Mieux vaut se départir d'employés qui ne sont pas motivés plutôt que trop tenter de leur plaire.

Un maillot du basketteur Michael Jordan aux enchères pour 3 à 5 M$ US

Il y a 49 minutes | AFP

Le maillot a été porté par la légende de la NBA lors de sa dernière saison avec les Chicago Bulls.

Les opérations de BRP sont suspendues plus de deux jours après une cyberattaque

La société a déclaré que la suspension de ses opérations pourrait retarder certaines transactions.