Québec fait une nouvelle offre aux éducatrices dans l’espoir de trouver une entente

Publié le 22/10/2021 à 10:37, mis à jour le 22/10/2021 à 14:54

Québec fait une nouvelle offre aux éducatrices dans l’espoir de trouver une entente

Publié le 22/10/2021 à 10:37, mis à jour le 22/10/2021 à 14:54

Par La Presse Canadienne

La proposition prévoit une bonification salariale pouvant atteindre jusqu’à 20,22%, a annoncé, vendredi, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel. (Photo: La Presse Canadienne)

Québec bonifie son offre aux éducatrices des centres de la petite enfance (CPE) de 3,2 points de pourcentage dans l’espoir de trouver une entente. Du côté syndical, la nouvelle offre ne soulève pas d’enthousiasme. 

La proposition prévoit une augmentation salariale pouvant atteindre 20,22% sur trois ans. Un maximum théorique qui est soumis à certaines conditions qui ne sont pas adaptées à la réalité sur le terrain, selon les syndicats. Pour les travailleurs des CPE qui ne sont pas des éducatrices, la bonification salariale pourra atteindre 3,3%.

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a lancé «un cri du cœur» aux éducatrices pour leur demander d’accepter l’offre, lors d’une conférence de presse, vendredi à Montréal. «On a entendu votre appel, mais un moment donné, je pense que c’est le temps de régler. Il faut s’asseoir et trouver des solutions concrètes. Vous avez sur les tables des éléments qui sont sérieux présentement et je vous demande de les considérer.»

L’offre survient au lendemain de l’engagement par le premier ministre François Legault de créer 37 000 places en garderie d’ici 2025. En tenant compte des places déjà annoncées, on devrait donc plutôt parler d’une annonce de 18 000 nouvelles places d’ici 2025.

Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS-CSN, est déçue de la proposition du gouvernement. Le syndicat doit encore analyser l’ensemble de la proposition, mais elle considère qu’elle comporte plusieurs lacunes «à première vue».

«Pour l’ensemble de l’œuvre, je vous dirais que non, je n’irai pas présenter ça à mes membres, on a encore beaucoup de travail à faire à la table de négociation», réagit-elle en entrevue. 

 

Le «temps plein» source de discorde 

Le gouvernement confirme également le retrait formel des propositions patronales visant à élargir les modalités sur le temps supplémentaire obligatoire. L’employeur prévoit aussi une prime horaire de 4% pour les heures effectuées dans les plages horaires non régulières. 

Malgré ce retrait, la question du temps plein continue d’être une source de tension. Dans le 20% d’augmentation proposée sur trois ans, il faut comprendre que 5 points de pourcentage sont destinés au rehaussement des heures de travail, précise Mme LeBel. 

En point de presse à L’Assomption, le premier ministre François Legault a dit qu’il serait idéal que les éducatrices travaillent cinq jours par semaine. «C’est important de le dire, on ne force pas personne de travailler à temps plein, mais le simple gros bon sens quand un enfant va à la garderie cinq jours, ça serait le fun que ce soit la même éducatrice pendant les cinq jours.»

Mme Vachon trouve «méprisant» qu’on affirme que les éducatrices font du travail à temps partiel. «C’est vraiment une méconnaissance du métier.»

La journée de travail d’une éducatrice est de neuf heures et la moyenne fait des semaines de 34 à 36 heures. «C’est de grosses semaines de travail, c’est un métier qui est excessivement épuisant, émotionnellement, physiquement et psychologiquement», dit-elle.

Le 14 octobre, les ministres Sonia LeBel et Mathieu Lacombe avaient annoncé le versement partiel aux éducatrices des augmentations de salaire qui leur avaient été offertes en juillet dernier, et ce, même si la négociation devait se poursuivre. La présidente du Conseil du trésor avait elle-même fait savoir que son offre salariale serait éventuellement bonifiée.

C’est donc cette partie de l’augmentation supplémentaire que les syndicats qui représentent les travailleuses des CPE attendaient vendredi. 

Les travailleuses dans les CPE ont déjà tenu quelques journées de grève, tant celles de syndicats affiliés à la FTQ qu’à la CSQ et à la CSN. 

Des représentants des trois groupes syndicaux ont mentionné qu’il leur restait encore des journées de grève dans les mandats donnés par leurs membres. La FIPEQ-CSQ compte faire connaître sa contre-proposition dimanche. La SQEES-FTQ dit vouloir prendre le temps d’analyser l’offre.

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