Le virtuel a toujours la cote pour les «partys» de bureau de Noël

Publié le 16/11/2021 à 07:56

Le virtuel a toujours la cote pour les «partys» de bureau de Noël

Publié le 16/11/2021 à 07:56

Par La Presse Canadienne

L’absence de règles encadrant spécifiquement les «partys» de bureau peut expliquer la réticence des employeurs pour des événements en personne. (Photo: 123RF)

Les travailleurs québécois seront encore nombreux à célébrer leur traditionnel «party» de bureau derrière un écran cette année. Bien que les mesures sanitaires aient été allégées pour les événements, plusieurs entreprises préfèrent le virtuel ou tout simplement remettre à plus tard.

La Presse Canadienne a contacté près d’une dizaine de grands employeurs comptant des milliers d’employés au Québec. Quelques-uns ont répondu à notre demande, et parmi eux, aucun ne prévoit la tenue de rassemblements de Noël en personne.

C’est le cas notamment chez Loto-Québec et le Mouvement Desjardins. L’institution financière invite ses employés à célébrer les fêtes de fin d’année lors d’un événement virtuel.

«Il est aussi demandé aux équipes qui souhaitent se réunir pour festoyer ensemble de le faire dans une formule virtuelle plutôt que lors d’un rassemblement physique», indique un porte-parole chez Desjardins, Jean-Benoît Turcotti, par courriel.

De son côté, Bombardier dit vouloir rester «prudente» et donc n’organisera pas d’événement en particulier pour les fêtes. La direction «laissera plutôt à la discrétion de ses équipes le choix d’organiser de petits rassemblements à l’extérieur des lieux de travail si elles le désirent».

Comptant de grandes entreprises parmi ses clients, l’agence en événementiel Suite22 rapporte que plusieurs employeurs préfèrent remettre au début de l’année prochaine, espérant d’autres assouplissements aux mesures sanitaires.

«Je n’ai jamais eu des mois de janvier et de février autant remplis. J’ai déjà une vingtaine de contrats pour janvier et février. Habituellement à cette période de l’année, je n’ai presque rien à mon agenda», mentionne la fondatrice de Suite22, Nadine Ménard, qui reçoit beaucoup de demandes de dernière minute.

La majorité de ses contrats des prochaines semaines concernent des événements en format virtuel. Des employeurs mettent une croix sur les rassemblements en personne pour éviter d’être responsables d’une éclosion de COVID-19, relate Mme Ménard.

«Je pense qu’ils ne veulent pas porter le fardeau s’il arrivait quelque chose», affirme-t-elle.

Parmi le type d’événements tenus en présentiel, Mme Ménard donne en exemple une entreprise ontarienne ayant plusieurs franchises au Québec qui convie ses employés à un spectacle privé pour ensuite prendre un repas dans un hôtel. Plusieurs entreprises choisissent aussi de faire des rassemblements en petit groupe.

Le recours à une formule hybride, avec des invités en personne et d’autres en virtuel, s’avère de plus en plus populaire, observe également Mme Ménard. Un concept qui représente l’avenir, selon elle, en raison notamment des coûts économisés.

Elle prépare aussi beaucoup de cadeaux personnalisés expédiés directement à la résidence des employés.

 

Mesures sanitaires et manque de personnel

L’absence de règles encadrant spécifiquement les «partys» de bureau peut expliquer la réticence des employeurs pour des événements en personne.

À la fin octobre, le ministère de la Santé et des Services sociaux affirmait à La Presse Canadienne qu’il était encore «trop tôt pour que la santé publique émette des recommandations».

«Dès que les recommandations de la santé publique liées à l’encadrement des partys de Noël de bureau seront disponibles, des annonces seront faites rapidement», mentionnait par courriel une porte-parole du ministère.

Les employeurs peuvent tout de même organiser des rassemblements en fonction des règles sanitaires entourant la tenue d’événements comme des congrès et des repas-spectacles.

«C’est tout un casse-tête, soutient toutefois Mme Ménard. C’est des révisions tous les trois, quatre jours. Il faut toujours que j’aille sur le site (de Tourisme d’affaires Québec) pour me mettre à jour.»

Et la lecture des règles diffère d’un hôtel ou d’un restaurant à l’autre. Certains établissements sont plus stricts et d’autres beaucoup plus souples que le décret gouvernemental, affirme Nadine Ménard qui se fait un devoir de respecter les règles à la lettre.

S’ajoute à ces contraintes, le manque de personnel dans les complexes hôteliers. «Ils peuvent me recevoir à 200 personnes, mais ils peuvent nourrir 60 convives parce qu’en cuisine il manque de “staff”», témoigne la propriétaire de Suite22.

Bien qu’elle comprenne que la Santé publique en ait «beaucoup dans (son) assiette», Mme Ménard déplore le manque de considération pour le milieu des événements corporatifs.

«Le corpo, c’est une grosse “business” et on dirait qu’on a été complètement oublié. Ils n’ont pas pensé que les employés sont en télétravail depuis un an et demi. Il y a plein de nouvelles embauches qui n’ont jamais physiquement rencontré leurs patrons», se désole-t-elle, ajoutant que les événements de Noël sont le «prétexte parfait» pour créer des liens.

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