Climat : Maxime Bernier défend le droit au scepticisme

Publié le 24/02/2010 à 08:15

Climat : Maxime Bernier défend le droit au scepticisme

Publié le 24/02/2010 à 08:15

Par La Presse Canadienne

L'ex-ministre Maxime Bernier dit s'exprimer à titre personnel. Photo : Bloomberg

Le député conservateur de Beauce, Maxime Bernier, défend la position modérée de son gouvernement dans le dossier des changements climatiques et soutient qu'il est possible d'être sceptique, ou en tout cas de garder l'oeil ouvert sur à peu près tous les aspects cruciaux de la théorie du réchauffement.

Dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien La Presse, M. Bernier, qui dit s'exprimer à titre personnel, souligne que si personne ne conteste le fait qu'il y ait eu réchauffement depuis une centaine d'années, son ampleur et ses causes ne font pas consensus parmi les scientifiques.

Il indique, en outre, que de très sérieux scientifiques croient qu'on sous-estime l'influence du soleil et d'autres facteurs qui n'ont rien à voir avec le CO2 censé être à l'origine des changements climatiques.

Le député Bernier affirme qu'une certitude est qu'il serait irresponsable de dépenser des milliards de dollars et d'imposer une réglementation exagérément sévère pour régler un problème dont on est toujours loin de cerner la gravité. Selon lui, l'alarmisme qui a souvent caractérisé cette queston n'est plus de mise et le Canada a raison d'être prudent.

Joint par La Presse pour commenter les propos de Maxime Bernier, le directeur du Centre pour l'étude et la simulation du climat de l'UQAM, René Laprise, s'est dit indigné, soutenant que M. Bernier parle d'un sujet qu'il ne connaît pas.

Défaisant la théorie de l'ancien ministre, M. Laprise a expliqué que les changements climatiques sont touchés à la fois par les émissions d'origine humaine et par la variabilité naturelle et que le problème réside dans le risque, qu'un jour, au rythme où l'humain rejette des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, les tendances climatiques résultantes domineront la variabilité naturelle.

Appelé à réagir, Maxime Bernier a rétorqué qu'il ne pense pas qu'il faille se croiser les bras, mais qu'il faut être prudent plutôt qu'ambitieux.

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