La directrice d'exploitation de Groupon démissionne après cinq mois

Publié le 24/09/2011 à 10:26

La directrice d'exploitation de Groupon démissionne après cinq mois

Publié le 24/09/2011 à 10:26

Par AFP

Le site internet américain Groupon, spécialiste des bons de réduction sur les services et commerces locaux, a annoncé vendredi le départ de sa directrice d'exploitation Margo Georgiadis, cinq mois après son embauche, et revu en baisse son chiffre d'affaires.

"Après cinq mois chez Groupon, Margo Georgiadis, notre directrice d'exploitation, a décidé de retourner chez Google, son ancien employeur, dans un nouveau poste de présidente pour les Amériques", a annoncé le patron fondateur de Groupon Andrew Mason sur le blog de la société.

"Nous avons bâti une équipe fantastique qui s'est révélée très capable, donc ce changement n'aura pas d'impact sur l'exploitation", a-t-il ajouté, expliquant que ce départ était l'occasion d'une réorganisation, avec plus de responsables placés sous son autorité directe.

Citée dans le même blog, Mme Georgiadis a assuré que cela avait été "une décision difficile de partir, car l'entreprise est sur une trajectoire formidable".

Le même jour, Groupon a revu en baisse son chiffre d'affaires dans son document d'entrée en Bourse, le situant désormais à 688 millions de dollars pour les six premiers mois de l'année, au lieu des plus de 1,5 milliard qu'il revendiquait encore le mois dernier.

La perte nette a été revue en très légère baisse, à 204 millions de dollars au lieu de 205 millions, contre seulement 27,4 millions un an plus tôt.

Ces deux nouvelles concomitantes ont des allures de revers pour Groupon, qui a connu en trois ans une expansion météorique mais peu rentable.

Mme Georgiadis était une personnalité respectée, avec derrière elle une carrière brillante menée chez Google, où elle était jusqu'au printemps vice-présidente en charge des ventes internationales, et auparavant dans les services financiers et chez le prestigieux conseiller en stratégie McKinsey.

Quant à la révision du chiffre d'affaires, elle intervient alors que Groupon a déjà dû le mois dernier appeler les investisseurs à ne pas tenir grand compte d'une des mesures financières qu'il avait beaucoup citées jusque-là:

le bénéfice opérationnel consolidé par segment ajusté ("adjusted consolidated segment operating income").

Cette mesure, qui ne prenait pas en compte les "coûts d'acquisition des nouveaux adhérents", avait suscité une forte controverse dans la presse financière, et Groupon avait été accusé de tenter d'embellir ses résultats en masquant les lourdes dépenses nécessaires pour faire progresser son audience.

Le doute plane toujours sur la date à laquelle la société de Chicago entrera finalement en Bourse comme elle en a manifesté l'intérêt en juin.

La semaine dernière le New York Times avait indiqué que Groupon visait de nouveau une entrée en Bourse à l'automne, après avoir dû geler temporairement ses projets le temps de régler un contentieux avec le gendarme boursier.

Le New York Times estimait que la société pourrait être valorisée entre 25 et 30 milliards de dollars.

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