Alimentation au détail: changements dans le profil de la main-d'oeuvre

Publié le 26/05/2021 à 10:13

Alimentation au détail: changements dans le profil de la main-d'oeuvre

Publié le 26/05/2021 à 10:13

Par La Presse Canadienne
Un employé dans le stationnement d'une épicerie

la montée des achats en ligne durant la pandémie de COVID−19 a stimulé l’embauche de beaucoup plus de personnel logistique et d’entrepôt au détriment des emplois plus traditionnels. (Photo: La Presse Canadienne)

Une nouvelle étude à être dévoilée mercredi illustre que le commerce alimentaire au détail vit d’importants changements dans l’utilisation de sa main−d’oeuvre, surtout à cause du développement des achats en ligne et de l’automatisation croissante des opérations.

Les auteurs de l’étude réalisée en Ontario par le Brookfield Institute for Innovation and Entrepreneurship de l’Université Ryerson ont observé que la montée des achats en ligne durant la pandémie de COVID−19 a stimulé l’embauche de beaucoup plus de personnel logistique et d’entrepôt au détriment des emplois plus traditionnels en épiceries.

Le rapport de 43 pages écrit que depuis le début de la crise sanitaire, les ventes en ligne des détaillants en alimentation ont bondi de 700%. Plutôt que de provoquer un déclin de l’emploi dans ce secteur, la pandémie a plutôt entraîné un déplacement des emplois.

Le commerce en ligne a favorisé l’embauche de préposés aux commandes en ligne, à l’emballage des articles d’épicerie, à la préparation des mets et à la livraison des commandes. Les emplois davantage axés sur le service à la clientèle, tels ceux de caissiers et de préposés au placement des emballages de nourriture sur les tablettes, n’ont pas connu le même essor. 

Bien qu’un grand nombre d’employés du commerce alimentaire travaillent encore en magasin, un nombre croissant se déploient dans les entrepôts et centres de distribution.

Kimberly Bowman, membre de l’équipe de recherche du Brookfield Institute, prévoit que le personnel en magasin devra démontrer de plus en plus de capacités à bien communiquer avec les clients. À son avis, certains emplois déclineront ou disparaîtront éventuellement, mais de nouveaux apparaîtront.

Kimberly Bowman ne s’attend toutefois pas à une contraction de la demande de main−d’oeuvre dans ce domaine. Elle donne en exemple la réduction du nombre de caissiers avec l’implantation de caisses autonomes qui n’a pas provoqué de réduction significative du nombre d’employés, car d’autres types d’emploi ont émergé. 

L’étude ne prévoit pas l’implantation prochaine de supermarchés sans employés. L’automatisation croissante dans l’industrie n’a pas amenuisé la demande de personnel, en particulier dans le service à la clientèle. 

Les auteurs du rapport ont toutefois observé que de plus en plus de travailleurs du domaine de l’alimentation au détail sont des employés à temps partiel qui travaillent souvent le soir et la fin de semaine. De 2006 à 2016, le nombre d’employés à temps plein a reculé de 15%.

La journée la plus achalandée pour l’achat d’aliments par les clients est maintenant le dimanche et en semaine, les plus fortes fréquentations ont lieu entre 16h00 et 19h00.

Les salaires versés dans ce secteur commercial sont généralement faibles à l’embauche. En Ontario, les caissiers et préposés gagnent en moyenne 14,25$ l’heure; en régions métropolitaines, plusieurs d’entre eux doivent occuper deux ou trois emplois pour combler leurs besoins essentiels, comme le logement.

Malgré les salaires bas, les emplois en alimentation demandent une combinaison d’habiletés, telles la capacité de bien communiquer, de gérer leur travail et de solutionner les problèmes, entre autres.

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