Comment l'Allemagne est devenue la championne des exportations

Publié le 18/02/2012 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 15:54

Comment l'Allemagne est devenue la championne des exportations

Publié le 18/02/2012 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 15:54

Par François Normand

Une flexibilité du travail

Sept ans plus tard, c'est le contraire. L'Allemagne surprend par sa solidité au sein d'une Europe au ralenti. Comment s'est-elle remise sur pied ?

Grâce à la réforme du marché du travail amorcée en 2003-2004, répondent les spécialistes. «Le pays comptait 5 millions de chômeurs [soit un taux de chômage de 10 %]. C'était trop pour l'Allemagne. Il fallait faire quelque chose», dit Dirk Schlotboeller, directeur de la recherche à la Chambre de commerce et d'industrie allemande, à Berlin.

Des dirigeants d'entreprises - surtout des PME - ont alors entamé un dialogue avec leurs employés, au sein de conseils de travailleurs, pour trouver comment relancer l'emploi. Les Allemands nomment ce processus Bündnis für Arbeit, ce qu'on peut traduire par Alliance pour le travail, une initiative encouragée par le gouvernement.

Les travailleurs ont alors accepté - souvent à contrecoeur - de limiter les hausses salariales. En 2008, ils gagnaient pratiquement la même chose qu'en 2000... «Si l'on tient compte de l'inflation, leur pouvoir d'achat a régressé !» dit Martin Krämer, économiste au puissant syndicat allemand, IG Metall.

Dans le même temps, la semaine normale de travail de 35 heures a été libéralisée, pour permettre d'osciller entre 22 et 42 heures, en fonction du cycle économique.

En contrepartie, les employeurs allemands se sont engagés à ne pas faire de mises à pied, à investir dans leurs usines et leur personnel. Promesses tenues, disent les analystes. Les travailleurs allemands disposent de machines ultramodernes, ce qui leur permet d'accroître leur productivité. Et l'emploi a moins souffert qu'ailleurs durant la récession de 2008-2009.

À la une

«Revenir au bureau? Non merci, ça coûte trop cher!»

Il y a 30 minutes | Olivier Schmouker

MAUDITE JOB! «Essence, strationnement, food court... Au secours, le retour partiel au bureau me coûte une fortune!»

Ce qui cloche avec l'expérience voyageur à l'aéroport de Montréal

BLOGUE INVITÉ. Comment se fait-il que l'expérience soit plus fluide à Paris qu'à Montréal?

Ă€ surveiller: Bombardier, Pfizer et BMO

Que faire avec les titres Bombardier, Pfizer et BMO? Voici quelques recommandations d’analystes.