Comment l'Allemagne est devenue la championne des exportations

Publié le 18/02/2012 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 15:54

Comment l'Allemagne est devenue la championne des exportations

Publié le 18/02/2012 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 15:54

Par François Normand

Les exportations de marchandises du Québec ont chuté de 16,8 % de 2001 à 2010. Une raison maintes fois évoquée est l'envolée du huard par rapport au dollar américain. Mais sur la même période, les exportateurs allemands, eux, se sont joués de la montée de l'euro, augmentant leurs expéditions de 49,1 %. Quel est leur secret ? Notre journaliste François Normand revient du pays des exportateurs.

Jürgen Knabe a du mal à dissimuler sa fierté. Le directeur des ventes de Jokey Plastik, un fabricant de contenants en plastique, explique qu'ici, un ouvrier peut actionner six machines en même temps. «Nous investissons massivement dans les équipements de pointe, ce qui permet à nos employés en usine d'être très productifs», dit-il tandis que nous traversons son entreprise, qui réalise 45 % de son chiffre d'affaires à l'étranger.

Jokey Plastik n'est pas une exception. En Allemagne, les entreprises sont parmi les plus productives du monde, ce qui leur permet d'être des championnes en exportation. Le pays est bien connu pour ses exportations de voitures, de composants industriels et de machinerie, mais sa compétitivité lui permet aussi de vendre à l'étranger des biens très communs, comme des brosses à dents à Shanghai (nous en avons acheté une en avril dernier), des chaussures Rieker à Montréal et les fameuses gommes à effacer Staedtler, utilisées par des millions d'écoliers dans le monde.

Et cela, malgré la montée de l'euro depuis sa mise en circulation en 2002 et des coûts de main-d'oeuvre élevés. En 2010, un travailleur allemand gagnait en moyenne 33,1 euros l'heure (43,7 $ CA) comparativement à 22,5 euros (29,7 $ CA) pour les travailleurs de l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne. Au Québec, le salaire moyen était de 21,13 $ en 2010.

Les entreprises allemandes peuvent se permettre ces salaires en raison de la forte productivité des entreprises manufacturières. En 2009, elles se classaient au 3e rang, derrière les américaines et néerlandaises, selon le Cologne Institute for Economic Research.

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