Une retraite hâtive réduira de beaucoup vos rentes de la RRQ

Publié le 21/02/2009 à 00:00

Une retraite hâtive réduira de beaucoup vos rentes de la RRQ

Publié le 21/02/2009 à 00:00

Par Yannick Clérouin

J'ai 57 ans et mon revenu brut annuel est de 45 000 $. En août, je détenais pour 115 000 $ en placements REER (composé d'obligations et de fonds communs). J'ai vendu mes parts de fonds communs (valeur de 68 000 $) et placé ce montant chez ING Direct pour 18 mois, à un taux de 4 %. Je veux prendre ma retraite à 59 ans. Mon fonds de pension me versera une rente annuelle de 17 000 $, auquel s'ajoutera la rente de la RRQ. Je possède également la moitié d'une maison entièrement payée évaluée à 150 000 $. Je désire répartir mes épargnes dans des fonds indiciels et des certificats de placement garanti. J'hésite entre les fonds négociés en Bourse et les fonds indiciels des banques. Je me demande aussi quelle place je devrais accorder aux actions dans mon portefeuille pour m'assurer un revenu de retraite intéressant. - S. Martin

Compte tenu de votre situation financière, vous devez remettre en question votre projet de prendre votre retraite dans deux ans, selon Carl Simard, président de Gestion de portefeuille Medici. "Vous auriez avantage à continuer de travailler jusqu'à 65 ans afin de vour donner une plus grande marge financière", dit-il.

À 60 ans, vous aurez droit à une rente annuelle de la RRQ, mais celle-ci sera réduite de 30 % du montant auquel vous auriez droit si vous preniez votre retraite à 65 ans.

Pour avoir un revenu de retraite qui corresponde à 70 % de votre revenu brut actuel, vous devrez donc puiser au moins 20 000 $ dans vos épargnes personnelles au cours des cinq premières années de votre retraite. À ce rythme, vous aurez épuisé votre capital retraite avant 73 ans, et ce, même si vous mettez de côté 10 % de votre revenu annuel au cours des deux prochaines années et que vos placements rapportent 5 % par an.

Étant donné que vous avez relativement peu d'épargne, la préservation du capital doit être votre priorité absolue, croit M. Simard.

Par prudence, il recommande d'éviter les actions. Il suggère plutôt de favoriser les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés dans les obligations à court terme, comme le iShares CDN Short Bond Index Fund (Tor, XSB), de Barclays. Pour accroître le potentiel de rendement de votre portefeuille, il propose d'investir la moitié de la partie obligataire de votre portefeuille dans le FNB d'obligations de sociétés de Barclays (Tor., XCB).

Pour établir la proportion d'actions de votre portefeuille, plusieurs conseillers font appel à la règle pratique qui veut qu'on soustraie son âge du nombre 100. Selon cette approche, votre portefeuille serait composé de 40 % d'actions (100 - 60 ans = 40 %).

Selon moi, la part que vous réserverez aux actions dépend essentiellement de votre tolérance au risque.

Si vous tenez à investir dans les actions, M. Simard recommande les FNB de Barclays, car leurs frais de gestion sont bien inférieurs à ceux des fonds indiciels comparables.

yannick.clerouin@transcontinental.ca

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