9 façons de couler votre promotion

Offert par Les affaires plus

Publié le 08/11/2014 à 09:00

9 façons de couler votre promotion

Offert par Les affaires plus

Publié le 08/11/2014 à 09:00

Faire du chantage

Menacer de démissionner est rarement approprié, et une course à la promotion ne fait pas exception à la règle. «C'est simple : le chantage est un grave manque de professionnalisme. Ce n'est pas la bonne façon de progresser», soutient Sylvie Lepage. «On cherche des leaders qui souhaitent contribuer à l'organisation. Pas des gens centrés sur leur propre fonction dans l'entreprise», ajoute Julie Carignan.

Vous créez aussi un précédent. Allez-vous faire mine de claquer la porte chaque fois que les choses ne se dérouleront pas comme vous le souhaitez ? En plus, si vous ne mettez pas votre menace à exécution, vous vous discréditez totalement.

Vous comptez réellement quitter l'entreprise si la promotion vous échappe ? Dites-le de façon constructive. «Il faut être ouvert à la discussion, dit Julie Carignan. Vous pouvez tout à fait dire à votre patron que vous estimez avoir fait le tour de votre emploi actuel, que vous cherchez davantage de responsabilités et que si cette possibilité ne se concrétise pas, vous aimeriez pouvoir trouver avec lui d'autres voies pour concilier vos aspirations aux besoins de l'organisation. Tout est dans le ton !»

Jouer au patron

«Jouer au ti-boss avec vos collègues n'est pas une bonne façon de démontrer que vous êtes prêt à passer à l'échelon hiérarchique supérieur», avertit Julie Carignan. Au contraire, vous risquez de leur déplaire et, du coup, de donner une mauvaise impression à votre supérieur, qui vous observe.

Dans le même ordre d'idée, ne prenez pas de décisions qui vous reviendraient si vous aviez le poste. «Donner des approbations sans en avoir encore le pouvoir vous mettra dans l'embarras, dit Sylvie Lepage. Dans certains cas, cela pourrait entraîner des coûts pour l'organisation et vous mettre la direction à dos.»

Évitez aussi de faire des promesses à vos collègues, en leur disant par exemple que les choses vont changer quand vous serez nommé. «Tant que vous n'êtes pas en poste, vous ne disposez pas de toutes les informations, dit Julie Carignan. Vous créez des attentes et vous vous engagez avec des promesses que vous ne pourrez pas tenir.» Pour votre patron, c'est un autre signe que vous n'êtes pas prêt pour la promotion.

Insister indûment

En attendant la décision, évitez d'être trop insistant. «Aller voir son supérieur tous les jours pour demander : " Pis, est-ce que je vais l'avoir ? Quand va-t-on savoir ? " ça finit par être harcelant», fait remarquer Sylvie Lepage.

En plus de dénoter de l'impatience, vous révélez ainsi que vous connaissez mal le fonctionnement de l'entreprise. «Dans une PME, ça peut aller vite, poursuit-elle. Mais dans une grande entreprise, les processus d'approbation peuvent être très longs, surtout quand l'autorisation vient d'un siège social à l'étranger.»

Pour éviter cette situation, Julie Carignan suggère de demander, une fois, quelles seront les prochaines étapes du processus et combien de temps elles prendront. «De cette façon, si vous n'avez toujours pas de nouvelles après trois semaines alors qu'on vous avait promis une réponse dans 15 jours, vous pouvez légitimement faire un suivi, sans craindre d'irriter.»

Texte publié dans le magazine A+ de novembre 2012

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