Quel est le revenu pour vivre dignement dans votre municipalité?

Publié le 28/04/2021 à 11:48

Quel est le revenu pour vivre dignement dans votre municipalité?

Publié le 28/04/2021 à 11:48

Par La Presse Canadienne

(Photo: 123RF)

Les auteurs d’une étude publiée mercredi ont calculé que pour vivre dignement au Québec, il faut à une personne seule en 2021 un revenu annuel oscillant entre 24 433 $ et 32 607 $, selon la localité où elle demeure.  

La septième étude annuelle à ce sujet publiée par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) établit le revenu viable, soit une somme disponible après impôt qui permet de vivre dignement hors de la pauvreté, y compris pour faire face à des imprévus. 

Le revenu viable a été calculé pour trois types de ménages et sept municipalités québécoises afin de refléter les différentes réalités.   

Par exemple, pour un ménage monoparental avec un enfant fréquentant un Centre de la petite enfance (CPE), le revenu viable varie de 36 121 $ à Trois-Rivières à 44 631 $ à Sept-Îles. Il a été fixé à 39 387 $ à Québec et à 39 999 $ à Montréal.  

Pour un ménage de deux adultes et de deux enfants fréquentant un CPE, ce revenu viable a été établi de 58 514 $ à Trois-Rivières à 68 387 $ à Sept-Îles. Il est de 61 046 $ à Québec et de 61 884 $ à Montréal.  

Le chercheur de l’IRIS, Philippe Hurteau, précise qu’à Montréal par exemple, pour une personne seule, le revenu viable équivaut à près de 1,3 fois le seuil de la Mesure du panier de consommation (MPC) de Statistique Canada couramment utilisé et suppose un salaire horaire d’au moins 18 $ à temps plein.   

Il précise que la MPC ne permet que de couvrir les besoins de base alors que le revenu viable est un indicateur pour un niveau de vie exempt de pauvreté.   

Parmi les situations de vie qui se situent sous le revenu viable, l’étude de l’IRIS fait état des personnes âgées de 65 ans et plus qui n’ont accès qu’aux garanties de revenu minimales de l’État, les prestataires des programmes d’aide de dernier recours comme l’aide sociale et aussi les personnes qui travaillent à temps plein et gagnent le salaire minimum.  

Philippe Hurteau signale que même si on a tendance à croire qu’un emploi suffit à sortir de la pauvreté, l’économie a créé une catégorie de travailleurs pauvres.  

Dans le calcul du revenu viable, le chercheur a constaté l’importance de services de transport en commun abordables et adaptés aux besoins des citoyens pour réduire les dépenses des ménages. L’absence ou l’insuffisance du transport en commun dans une municipalité oblige les ménages à se procurer une voiture, ce qui fait augmenter de 6000 $ et plus le revenu viable nécessaire pour combler leurs besoins.   

Cette somme explique en grande partie les disparités régionales, selon Philippe Hurteau.   

L’IRIS a aussi constaté que les personnes touchant des prestations d’aide sociale sont bien loin d’aspirer à un revenu viable. Elles vivent avec moins de la moitié du seuil de couverture des besoins de base selon la MPC telle qu’elle est calculée depuis 2018.   

Le chercheur affirme que le gouvernement du Québec est en défaut par rapport à l’engagement pris en 2017 de leur assurer un revenu disponible correspondant à 55,1 % de la MPC.

 

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