Les experts nerveux pour l'immobilier canadien

Publié le 01/10/2008 à 00:00

Les experts nerveux pour l'immobilier canadien

Publié le 01/10/2008 à 00:00

Ce professeur de l’université de Yale est le co-fondateur de l’indice Case-Schiller géré par Standard & Poors et qui sert de baromètre pour l’immobilier résidentiel américain.

«L’immobilier canadien n’est pas à l’abri d’un recul de type américain», a –t-il déclaré mercredi, au sommet économique de l’Ontario. Les villes les plus à risque sont Edmonton, Calgary et Vancouver, soit celles qui ont connu un boom immobilier ces dernières années et qui pourraient connaître un dégonflement de la bulle immobilière.

«Les deux pays sont très semblables. Ce qui se passe aux États-Unis est le signe de risques pour le Canada», a-t-il affirmé. Il reconnait toutefois que les caractéristiques des deux marchés ne sont pas les mêmes.

Ces remarques suivent la publication d’un document de l’économiste Benjamin Tal de la CIBC qui exposait les risques associés à l’immobilier canadien. Il reconnait aussi des facteurs de vulnérabilité de ce secteur.

Le premier facteur est celui du prix de l’accessibilité financière des logements. Les prix des logements ont progressé plus vite que le revenu disponible des ménages. De plus, le nombre de transactions a décliné à tel point que le marché perçu jusqu’ici comme favorable aux vendeurs pourrait se transformer en un marché d’acheteur dans les six prochains mois, soutient l’économiste.

Toutefois, si un réajustement intervenait, il serait loin d’atteindre les proportions américaines. Le marché canadien serait, pour l’économiste l’équivalent du marché américain duquel ont aurait soustrait les hypothèques à risque (subprime).

Ainsi, le scénario américain marqué par un plongeon des prix de 25% par rapport à leur pic serait irréaliste dans le contexte canadien. «Ici au Canada, une correction de 5% à 7% serait suffisante pour un retour à l’équilibre», affirme Benjamin Tal.

Avec la Presse Canadienne

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