Le temps est venu d'agir pour ceux qui veulent retourner dans les centres-villes

Publié le 25/05/2021 à 16:44

Le temps est venu d'agir pour ceux qui veulent retourner dans les centres-villes

Publié le 25/05/2021 à 16:44

Par La Presse Canadienne
Le centre-ville de Toronto

Le centre-ville de Toronto (Photo: La Presse Canadienne)

Lorsque Meleah Bennett a commencé à chercher un logement à Toronto l’automne dernier, elle espérait pouvoir agir avant que les taux de location n’augmentent, après la pandémie.

Elle a passé les premiers mois de la pandémie chez sa famille, puis a pris un petit appartement d’une chambre dans l’est de Toronto, près d’une station de métro, pour 1200 $ par mois. Il y a un an, la valeur marchande d’un logement d’une chambre dans la région était d’environ 2000 $ par mois, selon Rentals.ca.

Mais maintenant que les prix de location repartent à la hausse en raison de la campagne de vaccination et d’une éventuelle réouverture économique, Mme Bennett se dit très heureuse d’avoir mis la main sur son appartement en novembre.

«Je pensais que lorsque les vaccins deviendraient disponibles et que les restaurants et la vie urbaine reprendraient, il y aurait plus de gens qui reviendraient ou quitteraient la maison de leurs parents», a expliqué Mme Bennett, qui a 22 ans.

«Donc je suis vraiment contente d’avoir pris (mon appartement) à ce moment−là.» 

Des experts en immobilier affirment que le temps presse peut−être pour tirer profit du marché locatif et que le moment est venu d’agir pour ceux qui envisagent de retourner dans les centres−villes. 

Paul Danison, directeur du contenu chez Rentals.ca, a observé que les prix de location dans les principaux marchés canadiens avaient franchi une étape et commençaient à augmenter. Il s’attend à une reprise complète d’ici 2022.

«Les loyers sont en baisse et il existe encore des mesures incitatives pour le centre−ville, comme des mois de loyer gratuits, un stationnement gratuit, des cartes−cadeaux», a souligné M. Danison.

«Nous n’avions pas vu depuis longtemps les mesures incitatives que nous avons vues au cours des deux derniers mois (...) alors je pense que ce serait le moment idéal pour que les gens en profitent.» 

Dans le rapport de Rentals.ca sur les prix nationaux pour avril, l’inscription moyenne d’un appartement de deux chambres à Toronto a augmenté de 1,5 % par rapport au mois précédent, même si elle était toujours de 10,4 % inférieure à celle de l’année précédente. 

Des statistiques similaires existaient pour d’autres villes, le prix des appartements d’une chambre à coucher ayant augmenté de 3 % par rapport au mois précédent à Ottawa et de 4,1 % à Montréal.

«D’un mois à l’autre, presque tous les principaux marchés ont enregistré une hausse», a noté M. Danison.

«Les gens voudront retourner au centre−ville, là où se déroule l’action, avec les restaurants, les divertissements et les entreprises. C’est ce qui s’est produit historiquement avec les pandémies, il ne reste qu’à voir à quel moment cela se produira, et à quelle vitesse.»

À Vancouver, où les prix sont restés plus stables que dans d’autres villes canadiennes, les experts s’attendent toujours à ce que les prix augmentent avec la réouverture, en particulier avec des entreprises comme Amazon qui cherchent à embaucher dans la ville.

Tirajeh Mazaheri, agente immobilière chez Coldwell Banker Canada, a noté que les prix n’avaient pas encore commencé à augmenter sensiblement, mais que les indicateurs annonçaient une hausse future.

«Les stocks diminuent définitivement pour les locations», a affirmé Mme Mazaheri, qui a ajouté que le marché n’avait pas tout à fait rattrapé ce changement.

«Je vois cela définitivement changer (...), mais davantage en 2022, ou du moins quand tout le monde à Vancouver ou au Canada aura reçu les deux doses de leur vaccin.»

Elle a estimé que ce n’était pas le moment de jouer à attendre pour voir si les choses allaient encore baisser, et que les locataires potentiels devraient essayer de trouver une place le plus tôt possible. 

Mme Bennett a affirmé que la baisse des prix ne signifiait pas qu’il était plus facile de trouver un logement. Elle a noté qu’il y avait beaucoup de concurrence lors des visites et que sa recherche avait pris deux mois. 

Pourtant, elle reconnaît que c’était probablement plus facile que ce le sera l’an prochain.

«Je pense que les gens auront probablement beaucoup plus de problèmes à l’avenir que j’en ai eu.»

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