Élargissons nos réseaux

Publié le 09/06/2022 à 00:01

Par JCCM

Aujourd’hui, l’inclusion et la diversité doivent être des priorités au sein de la communauté d’affaires. Chaque année, le Québec accueille à lui seul plus de 50 000 personnes immigrantes. À Montréal, plus spécifiquement, on dénombre près de 120 communautés culturelles de partout à travers le monde.[1] Cependant, quelle est la place des femmes et des groupes sous-représentés au sein des entreprises et de la communauté d’affaires? Ce milieu est-il en retard par rapport aux autres?

Bien que l’on dénote une volonté évidente de la part des organisations en matière d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI), beaucoup de chemin reste encore à parcourir. Dans un rapport mené en 2020 par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) sur l’accès à l’égalité en matière d’emploi, le taux de représentation des minorités visibles des organismes publics québécois était de seulement 9%. Selon la vice-présidente de la CDPDJ, Myrlande Pierre, malgré les progressions des dix dernières années, il s'agit d'un taux assez minime qui n’atteint pas les objectifs visés.[2] En 2021, ce même taux de représentation pour les personnes atteintes d’un handicap était de 0,8%.[3]

Quant au milieu de l’entrepreneuriat, en 2019, les entrepreneures ne détenaient que 25,2 % des entreprises constituées en société avec employés, et ce, même si les femmes représentent plus de la moitié de la population québécoise.[4]

Pour toutes les communautés sous-représentées, les statistiques ne manquent pas. Devant ces constats, il est évident que les organisations ont un rôle crucial à jouer afin d’améliorer la représentation de ces dernières.

Comment s'attaquer au problème?

Ce n’est pas un secret, la diversité au sein des organisations permet non seulement d’augmenter la créativité et la pluralité des opinions, mais elle est également synonyme de créativité et d’innovation.

D’après une étude menée en 2021 par le cabinet Aviseo Conseil, la présence de femmes à la direction ainsi que l’augmentation du nombre de personnes issues de groupes sous-représentés au sein des entreprises sont bénéfiques de plusieurs façons.[5]

« Plus une entreprise [possède une large] diversité au sein de ses employés, plus il y a une influence sur le modèle d'affaires sur des variables sociales et environnementales, affirme Geneviève Tanguay, PDG d’Anges Québec et présidente du conseil des marraines et parrains de la JCCM. Les gens en ont marre de ne pas se retrouver dans les modèles proposés par les entreprises. »

Mais comment répondre à cet enjeu? Outre l’implantation d’une politique EDI (Équité, Diversité, Inclusion) et l’engagement de la haute direction, il existe de nombreux moyens d’enrichir le capital humain d’une organisation ou de favoriser une culture d’entreprise inclusive. Notamment, la mise en place de programme de mentorat et de formation permet aux groupes sous-représentés de bénéficier de conseils afin d’atteindre leurs objectifs professionnels et d'accélérer leur développement personnel, en plus d'améliorer leur compréhension de l’environnement d’affaires local. À l’inverse, la formation en entreprise sur les enjeux d’inclusion et de diversité permet de sensibiliser et d’éduquer les employé.e.s à de meilleures pratiques. Également, la création d’initiatives de réseautage peut être une excellente façon de créer des liens avec des modèles qui leur ressemblent, tout en facilitant l’accès aux différentes sphères du milieu professionnel. [6]

Un réseau inclusif

Au fil des années, la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM) n’a cessé d’accompagner la relève d’affaires montréalaise dans son développement pour atteindre aujourd’hui l’un des plus grands réseaux de jeune professionnel.le.s, entrepreneur.e.s ou étudiant.e.s au monde. Aujourd’hui, la JCCM souhaite en faire plus en ouvrant son réseau au plus grand nombre, faire tomber les barrières et créer des ponts entre les communautés.

L’inclusion et la diversité sont deux notions ancrées au cœur des priorités de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal. Née d’une volonté d’ouvrir le milieu des affaires montréalais à toutes et à tous depuis de nombreuses années, cette vision a connu une véritable accélération à la suite de la nomination d’Habi Gerba à titre de présidente et porte-parole de la JCCM. Consciente de la force du réseau, elle souhaite rendre plus accessibles les services de la JCCM aux populations qui connaissent des barrières ou qui sont sous-représentées dans le milieu des affaires à Montréal.

Ainsi, à l’occasion de son 90e anniversaire, la JCCM lance sa toute première campagne de sociofinancement afin de mieux connecter des jeunes issu.e.s de communautés sous-représentées avec le milieu des affaires notamment avec l’appui d’organisations telles que le Carrefour Jeunesse Emploi Montréal Centre-ville, Entreprendre Ici, la Fondation Émergence et le Regroupement des organismes spécialisés pour l’emploi des personnes handicapées (ROSEPH). Parce que nous sommes convaincus de la force du réseau, nous souhaitons amasser la somme de 45 000$ (doublée par la suite par le Fonds Mille et un) dans le but d’offrir aux communautés sous-représentées montréalaises un appui dans leur développement de carrière et de compétences individuelles. Concrètement, l’objectif de cette campagne est d’offrir gratuitement à des jeunes âgé.e.s de 18 à 40 ans un parcours complet et inédit. Ce parcours comprend une formation sur l’art du réseautage, l’accès à l’un des 3 grands programmes de formation de la JCCM, un an de mentorat ainsi qu’un accès au vaste réseau de l’organisation.

Lancée le 24 mai dernier, cette campagne s’achèvera le 6 juillet. Supportez les engagements de la JCCM pour une plus grande diversité et une meilleure inclusion en visitant la page de la campagne de sociofinancement!

________________________________________

[1] Je choisis Montréal. n.d. Diversité culturelle à Montréal | Je choisis Montréal. https://www.jechoisismontreal.com/fr/vivre-a-montreal/quest-ce-qui-fait-du-grand-montreal-un-pole-dattraction-pluriculturel/

[2] Minorités visibles : déficit de 26 000 emplois dans les services publics du Québec. nd. Radio-Canada

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1710379/minorites-visibles-quebec-employes-public-commission-systemique

[3] Rapport annuel du groupe visé des personnes handicapées 2021 | CDPDJ. n.d. Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

https://www.cdpdj.qc.ca/fr/publications/Rapport_annuel_PAEE_PH_2021

[4] Diversité entrepreneuriale : des impacts majeurs pour le Québec et sa métropole | CCMM.n.d.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain

https://www.ccmm.ca/fr/publications/etude/diversite-entrepreneuriale---des-impacts-majeurs-pour-le-quebec-et-sa-metropole/

[5] Diversité entrepreneuriale : des impacts majeurs pour le Québec et sa métropole | CCMM.n.d.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain

https://www.ccmm.ca/fr/publications/etude/diversite-entrepreneuriale---des-impacts-majeurs-pour-le-quebec-et-sa-metropole/

[6] Diversité entrepreneuriale : des impacts majeurs pour le Québec et sa métropole | CCMM.n.d.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain

https://www.ccmm.ca/fr/publications/etude/diversite-entrepreneuriale---des-impacts-majeurs-pour-le-quebec-et-sa-metropole/

 

À la une

Bourse: Toronto clôture en baisse de près de 200 points

Mis à jour à 17:47 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. Wall Street finit en ordre dispersé, la baisse des taux profite au secteur technologique.

À surveiller: Boralex, Air Canada et Canopy Growth

09:15 | Jean Gagnon

Que faire avec les titres de Boralex, Air Canada et Canopy Growth ? Voici quelques recommandations d’analystes.

Les sociétés technologiques affichent moins de postes

Les start-up ont commencé à gérer leurs finances de manière plus serrée en raison de la débâcle du secteur à la Bourse.