Développer une culture écoresponsable en entreprise

Publié le 16/03/2022 à 00:01

Les trois-quarts des millénariaux américains, soit les 20-35 ans, seraient prêts à accepter un salaire moins élevé pour travailler dans une organisation socialement responsable. Et près de la moitié d’entre eux choisiront de s’engager si l’entreprise est écoresponsable. Puisqu’il s’agit d’un phénomène qui va durer, mieux vaut s’y adapter.

Il n’y a malheureusement pas de recette magique applicables à toutes les entreprises. Chacune est différente, poursuit des objectifs variés, et est parfois ou souvent limitée dans ses choix écoresponsables.

Cependant, quelques éléments demeurent essentiels pour toutes les entreprises qui désirent améliorer leur performance environnementale industrielle. Charlotte Fontaine, conseillère industrielle chez Investissement Québec-CRIQ, a partagé ses conseils.

Les trois étapes à la base du processus

1. Une volonté ferme de l’exécutif et du conseil d’administration envers l’adoption de pratiques environnementales et de technologiques propres. Cette volonté doit se traduire, selon Charlotte Fontaine, en des objectifs clairs et inscrits dans la planification stratégique de l’entreprise.

2. L’opérationnalisation dans un plan d’action afin d’atteindre les objectifs stratégiques. « Il s’agit du COMMENT faire pour mettre en place ces pratiques écoresponsables. » Mais aussi du POURQUOI, car des entreprises peuvent vouloir être plus vertes pour améliorer leur image et d’autres, pour des considérations économiques. Les choix de projets écoresponsables vont dépendre de ces motivations.

3. La mise en place d’indicateurs de performance afin de mesurer l’efficacité des nouvelles pratiques et en faire le suivi.

Selon Charlotte Fontaine, il est essentiel d’inclure ces pratiques dans la planification stratégique. « Il faut concrétiser l’adoption de ces mesures pour éviter qu’elles ne soient noyées dans un énoncé de mission et de vision. »

Mais comment traduire cette stratégie dans l’entreprise pour qu’elle porte fruit? « En développant une véritable culture écoresponsable, tant auprès des employés que de la direction. »

Comment nourrir et faire vivre une culture verte

Charlotte Fontaine identifie trois postures pour le développement et l’enrichissement d’une telle culture.

D’abord, l’entreprise doit établir puis offrir une proposition de valeur auprès des consommateurs. Que ce soit un produit ou un service, elle doit mettre de l’avant ses nouvelles pratiques et leurs impacts sur la diminution de l’empreinte écologique: écoconception et processus verts par l’intégration de pièces de deuxième vie, préférence pour les fournisseurs locaux, production d’une qualité au long court.

Ensuite, l’organisation doit travailler ses processus et ses procédés de fabrication dans une optique de réduction, de réutilisation, de recyclage et de valorisation. « On peut par exemple choisir des équipements moins énergivores, économiser l’eau en instaurant un cycle fermé, valoriser les matières résiduelles pour soi ou pour un autre industriel, réduire la nuisance en poussière, odeurs et bruits. »

Finalement, ces actions seraient presque vaines sans une adhésion du personnel à des gestes quotidiens écoresponsables. La mise en place de petites actions suscite l’intérêt et favorise le développement d’une conscience environnementale. Par exemple, l’entreprise peut offrir des rabais sur le transport collectif, aménager plusieurs plantes dans les bureaux – elles réduisent les polluants dans l’air ambiant –, offrir des tasses et des bouteilles réutilisables avec le logo de l’entreprise, fournir des tablettes et autres outils pour éliminer l’utilisation du papier. Bref, les idées sont nombreuses.

L’essentielle mobilisation du personnel

C’est le noyau dur, le socle sur lequel repose la nouvelle culture écoresponsable. « L’entreprise doit mettre en place des comités d’employés et y trouver les champions, ceux et celles qui ont le plus d’influence, et leur donner une position de leadership », explique Charlotte Fontaine.

Si la volonté et l’engagement proviennent de la tête de l’entreprise, une bonne partie de la mise en œuvre des pratiques et de la conscientisation passe par les employés. Et bien souvent, comme les bonnes idées émergent aussi sur le terrain, elles retournent donc à la tête de l’entreprise et deviennent des indicateurs de performance ou sont traduites en de futurs objectifs stratégiques.

« Cette communication entre l’exécutif, le conseil et les employés se transforme en un engagement qui s’établit et se nourrit continuellement en va-et-vient au profit d’une culture écoresponsable! »

 

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