L’approvisionnement québécois, tout le monde y gagne!

Publié le 18/04/2022 à 00:01

Choisir des fournisseurs d’ici est l’une des clés de la réussite de Jambette, avance sa présidente, Marie-Noël Grenier. Le fabricant de modules de parc et de jeux extérieurs a opté pour l’approvisionnement québécois dès ses débuts, il y a près de 40 ans.

«L’achat local a toujours été important pour nous! On est très humains, on aime avoir une proximité avec nos fournisseurs», explique la tête dirigeante de l’entreprise établie à Lévis.

Cette stratégie s’est avérée fructueuse: Jambette compte aujourd’hui des filiales et plusieurs partenariats et environ 100 employés et employées. Leur clientèle provient de partout en Amérique du Nord. Avec un chiffre d’affaires s’élevant à plus de 16 millions de dollars, l’entreprise représente le plus grand designer de jeux extérieurs au Canada.

Marie-Noël Grenier estime que près de 80% de leurs fournisseurs de matières premières — comme l’acier, l’aluminium et le bois — se trouvent au Québec. «On veut quand même trouver des fournisseurs qui ont un produit compétitif avec les marchés mondiaux, mais on cherche toujours ici en premier», explique-t-elle.

La résilience de la chaîne d’approvisionnement

Pourquoi? D’abord parce que les Jambette veut assurer l’autonomie et la résilience de leur chaîne d’approvisionnement. Une approche clairvoyante considérant les ruptures d’approvisionnement qui ont plombé les affaires d’autres entreprises pendant la crise sanitaire.

«Il y a eu des grèves au port de Montréal et des blocus au port de Vancouver ces dernières années, mais ce genre de choses ne nous a pas trop affectés. Nous avons subi certains retards, mais pas de gros bris de notre chaîne parce que nos principaux fournisseurs étaient proches», relate Marie-Noël Grenier.

Grâce à cette proximité, Jambette a par ailleurs profité d’une plus grande agilité opérationnelle. «Si l’on a une incompréhension, on prend l’auto. Ce n’est jamais bien loin. Il y a une facilité qui vient avec le fait de traiter avec des fournisseurs québécois», affirme la présidente de l’entreprise.

C’est aussi une manière d’assurer un meilleur contrôle de la qualité, selon elle. «S’il y a un problème avec un produit, on peut l’échanger facilement. Quand le fournisseur habite un autre pays, ce n’est pas la même chose!», illustre-t-elle.

Pour le bien de l’environnement et de la communauté

En s’approvisionnant au Québec, Jambette a économisé en frais de transport et ainsi réduit leur empreinte environnementale. Pour l’entreprise, qui place la protection de l’environnement au centre de ses préoccupations, il s’agit d’un bénéfice majeur.

«Le développement durable fait partie de notre raison d’être! Cela comprend aussi tout un volet social: nous voulons créer des emplois chez nous qui permettent de faire vivre des entreprises autour de nous», ajoute Marie-Noël Grenier.

Cet engagement est tellement important pour l’entreprise qu’elle remet chaque année 5% de ses profits à son personnel, et 5% à la communauté, sous forme de dons à des organismes de charité, par exemple.

Des projets d’innovation

Choisir des fournisseurs locaux fait plus qu’encourager l’économie, selon Marie-Noël Grenier. C’est aussi une manière de stimuler l’innovation québécoise. Si Jambette a besoin d’un nouveau morceau pour enjoliver leurs modules colorés, ils cherchent un fournisseur qui acceptera de le concevoir.

«Nous travaillons ensemble sur quelque chose que nous n’avons jamais fait. Ça nous permet d’innover. Cette créativité est très importante pour nous, et c’est beaucoup plus simple de faire affaire avec des fournisseurs québécois», affirme la présidente.

Pour toutes ces raisons, opter pour des partenaires d’ici est une décision judicieuse, selon Marie-Noël Grenier. «Pour nous, l’achat local a été profitable, dit-elle. Nous sommes fiers d’avoir des produits fabriqués au Québec. Cela facilite les choses, surtout pendant les périodes de croissance, et a un impact positif sur les entreprises avec qui nous faisons affaire. Avec l’approvisionnement québécois, tout le monde y gagne», insiste-t-elle.

 

 

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