Des exportateurs québécois plus compétitifs grâce à Joe Biden

Publié le 07/04/2021 à 07:00

Des exportateurs québécois plus compétitifs grâce à Joe Biden

Publié le 07/04/2021 à 07:00

Par François Normand
Joe Biden

Le 23 mars, le président Joe Biden a confirmé qu’il respectera sa promesse de campagne électorale d’augmenter le taux d’imposition des sociétés. (Photo: Getty Images)

ANALYSE. À moins qu’Ottawa annonce une hausse d’impôt des grandes sociétés lors de la présentation son budget, le 19 avril, plusieurs exportateurs québécois pourraient bientôt devenir plus compétitifs sur le marché américain en raison de la nouvelle politique fiscale du gouvernement Biden.

Le 23 mars, le président Joe Biden a confirmé qu’il respectera sa promesse de campagne électorale d’augmenter le taux d’imposition des sociétés, pour le faire passer de 21 à 28%.

Son administration annulerait ainsi la moitié de la baisse d’impôt consentie par Donald Trump, si le Congrès américain — contrôlé par les démocrates — approuve la nouvelle politique fiscale de Joe Biden.

Le taux d’imposition s’élevait à 35% quand l’ancien président républicain a pris le pouvoir en janvier 2017. Son gouvernement l’avait sabré par la suite de 14 points à 21%, une baisse d’impôt qui est entrée en vigueur en 2018.

 

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Actuellement, les grandes entreprises du Québec ont un taux d’imposition combiné (taux fédéral et provincial) qui s’élève à 26,6%, selon les données du Centre québécois de formation en fiscalité (CQFF).

Dans son dernier budget, Québec n’a pas modifié le taux d’imposition des grandes entreprises. Par contre, il a réduit légèrement celui des PME, et ce, de 4% à 3,2% sur leurs premiers 500 000$ de revenus imposables.

 

Plus de liquidités pour les exportateurs

Ainsi, quand le taux d’imposition grimpera à 28% chez nos voisins, plusieurs exportateurs québécois en concurrence avec des entreprises aux États-Unis auront donc relativement plus d’argent dans leurs poches.

Car, toutes choses égales par ailleurs, leurs concurrents d’America inc. auront moins de liquidités pour tenter d’accroître leurs parts de marché aux États-Unis, en réduisant par exemple le prix de vente de leurs produits ou en diminuant les frais de leurs services.

C’est du reste le Sénat — contrôlé par les démocrates — qui tranchera si Joe Biden peut augmenter ou non le taux d’imposition à 28%, disent les analystes.

La majorité des démocrates y est mince, et certains d’entre eux sont réticents à porter le taux à 28%, comme le sénateur démocrate de la Virginie occidentale, Joe Manchin — il propose plutôt un taux de 25%.

La Maison-Blanche devra donc négocier pour garder le cap à 28%.

 

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