Ma liste de souhaits en marketing d'influence, à l'aube de la nouvelle année

Publié le 06/12/2023 à 12:00

Ma liste de souhaits en marketing d'influence, à l'aube de la nouvelle année

Publié le 06/12/2023 à 12:00

Par Jérémy Grandmont

«Il y a tellement de créateurs passionnés sur les médias sociaux, qui doivent jongler avec leur emploi à temps plein et la création de leur contenu à valeur ajoutée sur leurs plateformes.» (Photo: 123RF)

EXPERT INVITÉ. «Une influenceuse issue de l’intelligence artificielle cumule plus de 120 000 abonnés sur Instagram et a généré quelques dizaines de milliers de dollars de revenus en quelques mois.» 

Je lisais cette nouvelle dernièrement sur une publication LinkedIn. Surprenant n’est-ce pas? 

Est-ce donc dire que l’intelligence artificielle prendra le dessus sur absolument tout, même le marketing d’influence? 

À mon avis, pour ne pas se faire surprendre dans le détour, il faut donc commencer dès maintenant à s’intéresser à l’IA. 

Alors pour mon 3e texte, j’ai demandé à ChatGPT de le composer à ma place. 

Heureusement, je n’ai pas pris sa version. 

En fait, s’il y a bien une chose que l’intelligence artificielle ne pourra pas remplacer selon moi, ce sont les connexions humaines que nous pouvons réellement faire à travers les médias sociaux. 

Bien que tout évolue sur le web, je crois que le marketing d’influence est une discipline du marketing qui demeurera au fil du temps. 

Cependant, ce ne sera pas facile pour les créateurs et les créatrices de contenu et les entreprises sur les médias sociaux. Il faudra innover et sortir du cadre, afin de se démarquer dans les prochaines années. 

Tout ça m’a inspiré mon sujet pour cet article. En effet, j’ai décidé de partager avec vous ce que j’aimerais voir en matière de marketing d’influence pour 2024. 

De la part d’un vrai humain là, pas d’un robot conversationnel.

 

1. L’influence consciente, éthique et authentique 

En 2024, prenons conscience du privilège d’avoir une plateforme. Ne prenons pas les abonnés pour acquis et surtout, soyons responsables avec notre influence. Lorsqu’on parle de sujets pouvant impacter la santé physique, mentale ou financière d’un individu, assurons-nous d’avoir fait nos devoirs avant d’en parler librement en ligne. 

Pour ma part, je constate une certaine prise de conscience collective à ce sujet. Plusieurs professionnels de divers domaines prennent de leurs précieux temps, afin de mettre en lumière leurs métiers et leurs expertises. 

Prenons le temps de les mettre en valeur et soyons des consommateurs de contenu responsables et curieux d'en apprendre davantage, afin de tous ensemble faire évoluer la société. 

 

2. Le marketing d’influence au-delà des médias sociaux 

Une connexion à travers un écran, c’est bien, mais vivre une expérience unique et aller à la rencontre de son créateur préféré c’est mieux. Je crois que le futur du marketing d’influence réside dans le dépassement des barrières de la créativité. 

Pourquoi ne pas voir une vidéo de votre chef préféré dans sa cuisine, se transformer en atelier de cuisine en personnes? 

Pourquoi ne pas impliquer les abonnés d’un influenceur, afin de créer la meilleure chanson pour le nouveau jingle d’une publicité d’assurances automobile? 

Pourquoi ne pas inviter directement un créateur de contenu mode/lifestyle pour y recevoir des CV pour recruter des étudiants et des étudiantes dans une boutique de vêtements lors de la période estivale? 

J’aimerais aussi voir davantage de compagnies utiliser les codes des médias sociaux pour créer des campagnes d’influence impliquant plusieurs créateurs de contenu, qui ont chacun leurs univers, leurs référents et leurs publics.

 

3. Les partenariats pour des projets de créateurs de contenu 

On entend souvent parler de marketing d’influence comme étant une entreprise qui paye un créateur de contenu pour promouvoir son produit ou service. Et si c’était «différent»? 

Je m’explique. 

Et si c’était l’entreprise qui devenait investisseur dans un projet créatif d’un micro-influenceur par exemple. Une personne qui cherche à faire la différence dans son contenu et qui pourrait tirer profit d’une aide financière en provenance d’une entreprise qui partage les mêmes valeurs. 

Il y a tellement de créateurs passionnés sur les médias sociaux, qui doivent jongler avec leur emploi à temps plein et la création de leur contenu à valeur ajoutée sur leurs plateformes. 

Et si une entreprise décidait de créer une bourse pour le financement d’un projet sur le web? 

Nous y verrions peut-être là une certaine démocratisation du métier? 

Après tout, même si actuellement les temps sont plus difficiles économiquement, c’est peut-être en donnant que certains réussiront à croître par la suite?

 

4. Le branding personnel et le storytelling au centre des priorités 

Selon moi, l’influence commence avec l’identité profonde de chaque individu. Je crois que chaque personne peut en influencer une autre, et ce, pour beaucoup de raisons différentes. En 2024, j’aimerais voir encore plus de campagnes d’influence adaptées aux créateurs et aux créatrices choisies. 

Dans le sens où, j’aimerais vraiment voir des marques intégrer des mots, des concepts, des styles de contenu des créateurs qu’ils choisissent dans leurs publicités. On veut entendre des histoires uniques, on veut voir les produits sous un angle différent.

Au-delà de la promotion d’un produit, je crois qu’en 2024, les marques se doivent d’être de plus en plus caméléon avec leurs ambassadeurs sur internet. On le voit beaucoup avec TikTok. Des entreprises laissent davantage le champ libre aux créateurs populaires sur la plateforme pour que ceux-ci parlent de leurs marques avec leurs univers, leurs langages, leurs identités. 

Comme j’aime le dire, les meilleurs contenus sont les histoires que l’on oublie de raconter. En 2024, permettons-nous plus de storytelling

 

L’avenir est prometteur pour le marketing d’influence 

En terminant, j’aimerais mentionner que je suis bien heureux de voir la direction que prend le marketing d’influence au Québec. La preuve étant que j’ai l’honneur d’écrire sur le sujet dans Les Affaires, rien de moins. Je crois que la province déborde d’esprits créatifs et que nous aurons droit à encore plus de campagnes d’influence à fort impact social dans les prochaines années. 

L’industrie est en forte croissance et je suis persuadé que les marques gagneront à cocréer davantage avec les créateurs de contenu, afin de se démarquer de la concurrence dans les années à venir. 

Sur ce, je vous dis: «Vive la créativité et vive le marketing d’influence!» 

Bonne fin d’année à tous et à toutes et en espérant partager ma plume avec vous à nouveau en 2024!

 

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