Pas de gels salariaux prévus en 2022, prévoit l’Ordre des CRHA

Publié le 23/09/2021 à 07:30

Pas de gels salariaux prévus en 2022, prévoit l’Ordre des CRHA

Publié le 23/09/2021 à 07:30

Par Catherine Charron

La hausse salariale moyenne anticipée en 2022 au Québec sera de 2,9%. (Photo: Javier Sierra pour Unsplash)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l'on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Même si les sociétés québécoises jongleront encore avec les obstacles de la COVID-19 en 2022, force est de constater que leurs intentions d’augmentation leur masse salariale s’en sont remis. Les organisations devront donc faire preuve d’originalité pour attirer de nouveaux talents au sein de leur équipe.

En effet, selon la plus récente mouture de l’outil pratique sur les prévisions salariales de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (OCRHA), excluant ou non les gels, la hausse salariale moyenne anticipée en 2022 par les 800 entreprises québécoises sondées sera de 2,9%. En 2021, elles étaient respectivement de l’ordre de 2,7%, et de 2,4%.

C’est légèrement plus que chez les 2300 sociétés canadiennes interrogées, où on parle plutôt d’une croissance de 2,7% incluant les gels, et de 2,8% en les écartant en 2022. «En clair, la très grande majorité des entreprises n’envisagent pas de gel salarial pour 2022», peut-on lire dans son rapport qui tire ses conclusions des enquêtes menées par CGC Consultants inc., Normandin Beaudry, PCI rémunération‐conseil, Saucier Conseil inc. (Québec), Solutions Mieux‐être LifeWorks et Willis Towers Watson (Canada).

Au cours des cinq dernières années, l’écart entre l’augmentation prévue et réelle au Québec a oscillé entre 0,3% et 5,1%. En 2020 et en 2021, les cartes ont légèrement été brouillées par les aides d’urgence offertes par les différents paliers de gouvernement, et la pandémie pourrait continuer de perturber le marché de l’emploi dans de la prochaine année, rappelle l’Ordre des CRHA. Or, elle a aussi observé que «de janvier 2018 à mars 2020, la hausse annuelle moyenne de la rémunération s'établissait à 3,5% par année, et ce, qu'elle soit calculée d'un mois donné par rapport au même mois de l'année précédente.»

Le bond du revenu anticipé en 2022, la plus forte depuis 2013 — autant pour le Québec que l’ensemble du Canada — témoigne d’un regain de confiance des entreprises à l’égard de l’avenir malgré toutes les incertitudes qui persistent, et d’une reprise économique bien vigoureuse. Elle traduit aussi un marché de l’emploi fort compétitif où on s’arrache les candidats à coup d’augmentation salariale.

Cela dit, si vos poches sont moins creuses que celles des autres, vous n’êtes pas en reste. Votre atout sera de mettre en valeur votre rémunération globale. En bonifiant votre expérience employé et en offrant une conciliation travail-vie personnelle hors pair, vous pourriez ravir à vos concurrents les talents convoités, est-il précisé dans un communiqué de l’OCRHA.

«Les programmes devront être harmonisés afin de répondre aux besoins d'une main‐d'œuvre diversifiée, tout en préservant l'équité et la perception de justice», y est-il écrit.

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