Une nouvelle certification en gestion d'événements

Publié le 20/02/2010 à 00:00

Une nouvelle certification en gestion d'événements

Publié le 20/02/2010 à 00:00

Par Claudine Hébert

Pour éviter le galvaudage de l'appellation " éco-responsable ", le Québec est en voie de se doter d'une norme de gestion d'événements responsable (BNQ 9700). Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls : nos voisins du sud travaillent, eux aussi, à définir ce que doit être un événement vert. Un organisme privé, le The Green Meeting Industry Council, gère ces nouvelles règles américaines.

Le projet de certification volontaire québécois devrait voir le jour d'ici le mois de mai au plus tard. Dirigé par le Regroupement québécois des femmes en environnement et le Bureau des normes du Québec, ce processus de normalisation comprend également plusieurs organisations, telles que Hydro-Québec, Loto-Québec, les villes de Montréal et de Québec à titre de partenaires majeurs financiers.

Un programme complémentaire

" La norme sera exigeante ", prévient Caroline Voyer, directrice générale du Réseau des femmes en environnement, qui chapeaute le Conseil québécois des événements éco-responsables. " Il faudra davantage qu'un dépôt de bacs de recyclage dans les salles de réunions ou le service de café équitable pour être accrédité ", précise-t-elle. Les organisations qui souhaitent obtenir le logo de la gestion d'événements responsables seront soumises à une série de critères qui permettront de calculer l'impact de l'événement sur l'environnement, sur l'équité sociale et l'économie de la région.

Cette norme complètera d'autres programmes volontaires, comme Clé verte (système d'estimation écologique créé par l'Association des hôteliers du Canada) et Réser-Vert (programme de reconnaissance en développement durable pour l'hôtellerie québécoise). Depuis 2009, ce sont les agents de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ) qui s'assurent, tous les deux ans, que les établissements respectent les exigences de ces deux programmes.

Une vingtaine d'individus, d'organisations et lieux d'événements sont en mesure d'obtenir la nouvelle certification, soutient Mme Voyer. Le Regroupement des femmes en environnement, qui offre de la formation éco-responsable aux villes, aux ONG et organismes depuis 10 ans, proposera une formation portant sur la norme pour guider les autres.

Mme Voyer est convaincue que cette nouvelle certification sera un puissant outil marketing pour les établissements qui seront les premiers à s'en doter. Bien qu'elle ne soit pas une fin en soi, la norme deviendra une référence, un agent multiplicateur qui aura son effet d'entraînement. " Et dans ce marché émergent, mieux vaut être dans le wagon de tête que de suivre le convoi ", conclut-elle.

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