Les dépenses de la CIBC font sourciller


Édition du 15 Décembre 2021

Les dépenses de la CIBC font sourciller


Édition du 15 Décembre 2021

Par Catherine Charron

(Photo: Romeo Mocafico)

LE TAUREAU CONTRE L'OURS. Que vous soyez optimiste ou pessimiste, retrouvez l’analyse d’un titre en deux parties. Dans ce numéro, CIBC. Choisissez votre camp!

 

Optimiste

 

  • RBC Marchés des capitaux croit que la hausse des revenus de la CIBC se poursuivra en 2022. Darko Mihelic s’attend d’ailleurs à ce que l’institution financière affiche la plus forte croissance de son bénéfice avant taxes et provisions pour créances douteuses de l’industrie, profitant de l’augmentation des taux d’intérêt et du nombre de prêts non garantis en 2022. Son cours cible passe de 158$ à 169$.

  • Veritas prévoit aussi que le nombre de prêts accordés par la CIBC (CM, 141,32 $) connaîtra une «robuste»croissance et qu’elle tirera de plus grands revenus de la hausse des taux d’intérêt anticipée, ainsi que d’un meilleur effet de levier d’exploitation. L’analyste Nigel D’Souza croit que le taux de distribution de l’institution financière sera de 40 % au cours de l’exercice 2022.

  • L’analyste John Aiken, de Barclays, s’attend à ce que cette reprise se fasse plus à moyen terme qu’à long terme. Plus l’effet des vents de face se dissipera, plus la croissance de ses dépenses devrait être moindre que celle de ses revenus, ce qui dopera l’effet de levier de ses revenus nets.

 

 

Pessimiste

 

  • Le bond de 13 % des dépenses au quatrième trimestre de 2021 a laissé un arrière-goût doux-amer à l’analyste de la Financière Banque Nationale Gabriel Dechaine. Il rapporte que la direction prévoit une hausse des dépenses qui oscillera autour de 5 %, ce qui est plus que ce à quoi s’attendait l’analyste, qui réduit son cours cible à 165 $, alors qu’il était à 168 $.

  • Bien que le bénéfice avant taxes et provisions de la CIBC devrait grimper de 7 %, la hausse de ses dépenses et la baisse de ses revenus mensuels récurrents attendus contraignent la Banque TD à revoir à la baisse ses prévisions. Mario Mendonca table sur une contraction de son bénéfice avant taxes et provisions de 4 % à 5 % pour les exercices de 2022 et de 2023. Son cours cible passe de 170 $à 165 $.

  • Doug Young, de Desjardins, rappelle que les dépenses autres que les intérêts pourraient affecter les résultats de sa division américaine, au fur et à mesure que l’effet de l’aide de Washington aux entreprises, le Paycheck protection program, s’estompera.

 

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