Passion gestion de projet

Offert par Les Affaires


Édition du 19 Janvier 2022

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Édition du 19 Janvier 2022

Entre 21 % et 30 % du produit intérieur brut (PIB) des pays développés serait lié à la gestion de projet, selon une étude de l’« International Journal of Projet Management » publiée en 2018. (Photo: 123RF)

FORMATION MBA. Une maîtrise en administration des affaires (MBA) permet d’étudier toutes les facettes d’une entreprise, notamment la gestion de projet. Cette dernière ne cesse d’ailleurs de gagner en popularité auprès des étudiants — et des entreprises. Si bien que les universités adaptent leur offre pour répondre à ce besoin. 

Qu’elles soient petites ou grandes, de plus en plus d’entreprises se tournent vers la gestion de projet, constate Alejandro Romero-Torres, professeur en management à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui y a dirigé la maîtrise en gestion de projet de 2017 à 2020. « Comme l’environnement économique et social bouge beaucoup, les organisations ont besoin de lancer des projets pour pouvoir continuer leurs opérations et ainsi survivre. » 

Dans ce contexte, plusieurs entreprises développent de nouvelles activités, par exemple en vue d’automatiser certaines activités ou de créer des produits et services. Alejandro Romero-Torres rapporte même qu’entre 21 % et 30 % du produit intérieur brut (PIB) des pays développés serait lié à la gestion de projet, selon une étude de l’« International Journal of Projet Management » publiée en 2018. 

La multiplication de projets complexifie cependant leur gestion. « De plus en plus d’entreprises ajoutent des rôles de directeurs de projets, ou encore des bureaux de projets, ce qui augmente la demande pour des professionnels formés », observe le professeur. 

 

Passage facilité

Pas étonnant, donc, que cette spécialisation attire de plus en plus d’étudiants. C’est d’ailleurs en constatant que plusieurs d’entre eux combinaient MBA pour cadres (EMBA) et maîtrise en gestion de projet que l’idée de créer une passerelle entre ces deux diplômes a fait son chemin à l’ESG, explique Alejandro Romero-Torres. Cette option a permis de simplifier un cheminement qui était déjà emprunté naturellement, en créditant une partie des cours. 

« Nous offrons aux diplômés du MBA un parcours qui leur permet d’améliorer leurs compétences en gouvernance de projets, soutient-il. Comme ce sont des professionnels, ils vont travailler dans les organisations pour déterminer quels nouveaux projets seront lancés et s’assurer que ceux-ci seront un succès. » 

La passerelle, qui fonctionne dans les deux sens, permet donc rapidement aux diplômés du EMBA de développer les compétences dont ils ont besoin pour mener à bien ces différents investissements au sein de leur entreprise. En effet, même s’ils ne s’occupent pas de la gestion des projets comme telle, les dirigeants sont les mieux placés pour mettre en place les conditions gagnantes pour que ces initiatives soient fructueuses, croit Alejandro Romero-Torres. Et c’est ce que ce double diplôme offre.

 

Une option populaire

Depuis la mise sur pied de cette passerelle à l’ESG UQAM, en 2014, l’intérêt des étudiants ne s’est jamais démenti, soutient le professeur, qui estime qu’une vingtaine d’entre eux optent pour ce parcours chaque année. 

Même son de cloche du côté de l’Université Laval. Sur la vingtaine de concentrations proposées pour le MBA, celle en gestion stratégique de projets figure parmi les plus populaires, tout juste derrière le cheminement classique, affirme Pierre-Sébastien Fournier, professeur et directeur du Département de management de la Faculté des sciences de l’administration. Cette spécialisation comptait 487 étudiants à l’automne 2021, dénombre-t-il. D’entre eux, « 78,6 % sont à temps partiel, ce qui veut dire qu’ils occupent certainement un emploi, et l’âge moyen à l’admission est de 30 ans ».

« Cette concentration, lancée en 2015, a été développée en réponse à un besoin sur le marché, mentionne-t-il. On entend souvent parler de la gestion de projet pour de grands chantiers, comme le pont Champlain ou le tramway à Québec. Mais en même temps, c’est de plus en plus présent dans les organisations pour de petits projets, dans la mesure où cela permet de planifier ses activités dans la temporalité, avec un budget déterminé, pour que le tout ait un début et une fin. »

En plus d’y étudier les différentes fonctions de l’entreprise, comme le marketing, les finances ou la comptabilité, les étudiants de la spécialisation en gestion de projet du MBA profitent également de méthodes et d’outils pour mener à bien leurs initiatives. « Cette spécialisation aborde autant les connaissances plus techniques que des notions comme la gestion des équipes, le leadership, ou la gestion du changement — car un des facteurs de réussite, c’est l’humain dans les projets », détaille Pierre-Sébastien Fournier.

Le fait d’avoir développé une perspective générale des entreprises pendant leur MBA, surtout, permet aux diplômés d’avoir une analyse fine de la situation et de conserver une vision stratégique de l’avenir. « En fait, cela permet de former des décideurs qui pourront exercer un leadership dans leur organisation sans pour autant gérer les projets au quotidien », précise le directeur du Département de management. Une compétence recherchée.

Une maîtrise en administration des affaires (MBA) permet d’étudier toutes les facettes d’une entreprise, notamment la gestion de projet. Cette dernière ne cesse d’ailleurs de gagner en popularité auprès des étudiants — et des entreprises. Si bien que les universités adaptent leur offre pour répondre à ce besoin. 
Qu’elles soient petites ou grandes, de plus en plus d’entreprises se tournent vers la gestion de projet, constate Alejandro Romero-Torres, professeur en management à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui y a dirigé la maîtrise en gestion de projet de 2017 à 2020. « Comme l’environnement économique et social bouge beaucoup, les organisations ont besoin de lancer des projets pour pouvoir continuer leurs opérations et ainsi survivre. » 
Dans ce contexte, plusieurs entreprises développent de nouvelles activités, par exemple en vue d’automatiser certaines activités ou de créer des produits et services. Alejandro Romero-Torres rapporte même qu’entre 21 % et 30 % du produit intérieur brut (PIB) des pays développés serait lié à la gestion de projet, selon une étude de l’« International Journal of Projet Management » publiée en 2018. 
La multiplication de projets complexifie cependant leur gestion. « De plus en plus d’entreprises ajoutent des rôles de directeurs de projets, ou encore des bureaux de projets, ce qui augmente la demande pour des professionnels formés », observe le professeur. 
Passage facilité
Pas étonnant, donc, que cette spécialisation attire de plus en plus d’étudiants. C’est d’ailleurs en constatant que plusieurs d’entre eux combinaient MBA pour cadres (EMBA) et maîtrise en gestion de projet que l’idée de créer une passerelle entre ces deux diplômes a fait son chemin à l’ESG, explique Alejandro Romero-Torres. Cette option a permis de simplifier un cheminement qui était déjà emprunté naturellement, en créditant une partie des cours. 
« Nous offrons aux diplômés du MBA un parcours qui leur permet d’améliorer leurs compétences en gouvernance de projets, soutient-il. Comme ce sont des professionnels, ils vont travailler dans les organisations pour déterminer quels nouveaux projets seront lancés et s’assurer que ceux-ci seront un succès. » 
La passerelle, qui fonctionne dans les deux sens, permet donc rapidement aux diplômés du EMBA de développer les compétences dont ils ont besoin pour mener à bien ces différents investissements au sein de leur entreprise. En effet, même s’ils ne s’occupent pas de la gestion des projets comme telle, les dirigeants sont les mieux placés pour mettre en place les conditions gagnantes pour que ces initiatives soient fructueuses, croit Alejandro Romero-Torres. Et c’est ce que ce double diplôme offre.
Une option populaire
Depuis la mise sur pied de cette passerelle à l’ESG UQAM, en 2014, l’intérêt des étudiants ne s’est jamais démenti, soutient le professeur, qui estime qu’une vingtaine d’entre eux optent pour ce parcours chaque année. 
Même son de cloche du côté de l’Université Laval. Sur la vingtaine de concentrations proposées pour le MBA, celle en gestion stratégique de projets figure parmi les plus populaires, tout juste derrière le cheminement classique, affirme Pierre-Sébastien Fournier, professeur et directeur du Département de management de la Faculté des sciences de l’administration. Cette spécialisation comptait 487 étudiants à l’automne 2021, dénombre-t-il. D’entre eux, « 78,6 % sont à temps partiel, ce qui veut dire qu’ils occupent certainement un emploi, et l’âge moyen à l’admission est de 30 ans ».
« Cette concentration, lancée en 2015, a été développée en réponse à un besoin sur le marché, mentionne-t-il. On entend souvent parler de la gestion de projet pour de grands chantiers, comme le pont Champlain ou le tramway à Québec. Mais en même temps, c’est de plus en plus présent dans les organisations pour de petits projets, dans la mesure où cela permet de planifier ses activités dans la temporalité, avec un budget déterminé, pour que le tout ait un début et une fin. »
En plus d’y étudier les différentes fonctions de l’entreprise, comme le marketing, les finances ou la comptabilité, les étudiants de la spécialisation en gestion de projet du MBA profitent également de méthodes et d’outils pour mener à bien leurs initiatives. « Cette spécialisation aborde autant les connaissances plus techniques que des notions comme la gestion des équipes, le leadership, ou la gestion du changement — car un des facteurs de réussite, c’est l’humain dans les projets », détaille Pierre-Sébastien Fournier.
Le fait d’avoir développé une perspective générale des entreprises pendant leur MBA, surtout, permet aux diplômés d’avoir une analyse fine de la situation et de conserver une vision stratégique de l’avenir. « En fait, cela permet de former des décideurs qui pourront exercer un leadership dans leur organisation sans pour autant gérer les projets au quotidien », précise le directeur du Département de management. Une compétence recherchée.

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