Des entrepreneurs unissent leurs forces

Offert par les affaires.com

Publié le 26/02/2022 à 09:22

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(Photo: Mapbox pour Unsplash)

ENTREPRENEURIAT COLLABORATIF. L’entrepreneuriat collaboratif, ce sont des entrepreneurs qui mettent des ressources en commun ou coopèrent par l’entremise de plateformes numériques ou dans un lieu physique. Très embryonnaire au Québec, cette approche pourrait se développer davantage dans les prochaines années.

Ce n’est pas d’hier que les travailleurs autonomes et entrepreneurs réseautent, mais des formes de collaboration plus étroites gagnent en popularité. On la retrouve, par exemple, dans les espaces de travail partagé ou encore les incubateurs, où il n’est pas rare que des entrepreneurs se confient mutuellement des mandats ou décident d’unir leur projet entrepreneurial. Les dernières années ont aussi vu l’apparition de nombreuses plateformes qui permettent aux travailleurs autonomes d’offrir leurs services à des donneurs d’ouvrage.

 

Miser sur l’entraide

L’entrepreneuriat collaboratif réunit plusieurs aspects de ces tendances. «Dans cette approche, des entrepreneurs collaborent par l’entremise d’une plateforme ou d’un lieu qu’ils ne gèrent pas eux-mêmes et qui leur propose divers services», résume Maude Léonard, professeure en gestion des entreprises sociales et collectives à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal. 

Maude Léonard, professeure en gestion des entreprises sociales et collectives à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (Photo: courtoisie)

Ce type d’entrepreneuriat est donc bien différent de l’entrepreneuriat collectif, comme les coopératives. Il ne s’agit pas de créer un organisme ou une entreprise que l’on gère collectivement, mais plutôt de nouer des liens, parfois très ponctuels, avec d’autres entrepreneurs. Cependant, rien n’empêche une collaboration de se transformer avec le temps en quelque chose de plus définitif, qui verrait la fusion de deux entrepreneurs ou encore la création d’un projet entrepreneurial collectif. 

«La plateforme ou le lieu partagé agit comme facilitateur, mais c’est aux entrepreneurs de décider quels types de collaborations ils souhaitent entamer, avec qui et dans quel but», souligne Maude Léonard. Ainsi, les plateformes — dont Collab Machine au Québec — visent à faciliter les rencontres avec d’autres entrepreneurs qui possèdent des expertises complémentaires, à partager des mandats, à collaborer à la résolution de problèmes ou encore à créer des innovations.

 

Apprendre ensemble

Ces outils peuvent aussi avoir un objectif de formation. L’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (OCAD University), située à Toronto, travaille par exemple au lancement d’une plateforme baptisée Craft. Des artistes et designers fraîchement diplômés pourront l’utiliser pour vendre leurs œuvres, mais également pour développer leurs habiletés entrepreneuriales. «Nous voulons utiliser les nouvelles approches collaboratives pour aider les finissants et les jeunes artistes et designers à acquérir l’ensemble des habiletés dont ils auront besoin pour réussir leur carrière», explique Ana Serrano, présidente et vice-rectrice d’OCAD University. 

La plateforme devrait être accessible dès l’automne 2022. Les organisateurs planchent actuellement sur les critères qui détermineront qui pourra l’employer et l’ampleur que prendra l’initiative. «L’approche collaborative permettra à ces jeunes artistes d’explorer comment leurs collègues approchent leur carrière entrepreneuriale et générera des occasions de travail et de création en commun», espère Ana Serrano. 

De son côté, Maude Léonard admet que ces plateformes demeurent très peu présentes au Québec. Celles qui existent sont davantage axées sur la mise en relation de travailleurs autonomes avec des donneurs d’ouvrage. Cependant, le potentiel est bel et bien là. Il sera selon elle intéressant de voir si davantage d’outils de ce type apparaîtront dans les prochaines années, et quelles formes elles prendront. 

«Les entrepreneurs devront bien comprendre les intentions des animateurs de ces plateformes, qui détermineront le genre de structure et de services offerts, soutient-elle. La collaboration pourra prendre bien des visages bien différents, en fonction de ce que l’outil permettra de faire ou pas.»

 

L’entrepreneuriat collaboratif, ce sont des entrepreneurs qui mettent des ressources en commun ou coopèrent par l’entremise de plateformes numériques ou dans un lieu physique. Très embryonnaire au Québec, cette approche pourrait se développer davantage dans les prochaines années.
Ce n’est pas d’hier que les travailleurs autonomes et entrepreneurs réseautent, mais des formes de collaboration plus étroites gagnent en popularité. On l’a retrouve, par exemple, dans les espaces de travail partagé ou encore les incubateurs, où il n’est pas rare que des entrepreneurs se confient mutuellement des mandats ou décident d’unir leur projet entrepreneurial. Les dernières années ont aussi vu l’apparition de nombreuses plateformes qui permettent aux travailleurs autonomes d’offrir leurs services à des donneurs d’ouvrage.
Miser sur l’entraide
L’entrepreneuriat collaboratif réunit plusieurs aspects de ces tendances. « Dans cette approche, des entrepreneurs collaborent par l’entremise d’une plateforme ou d’un lieu qu’ils ne gèrent pas eux-mêmes et qui leur propose divers services », résume Maude Léonard, professeure en gestion des entreprises sociales et collectives à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal. 
Ce type d’entrepreneuriat est donc bien différent de l’entrepreneuriat collectif, comme les coopératives. Il ne s’agit pas de créer un organisme ou une entreprise que l’on gère collectivement, mais plutôt de nouer des liens, parfois très ponctuels, avec d’autres entrepreneurs. Cependant, rien n’empêche une collaboration de se transformer avec le temps en quelque chose de plus définitif, qui verrait la fusion de deux entrepreneurs ou encore la création d’un projet entrepreneurial collectif. 
« La plateforme ou le lieu partagé agit comme facilitateur, mais c’est aux entrepreneurs de décider quels types de collaborations ils souhaitent entamer, avec qui et dans quel but », souligne Maude Léonard. Ainsi, les plateformes – dont Collab Machine au Québec – visent à faciliter les rencontres avec d’autres entrepreneurs qui possèdent des expertises complémentaires, à partager des mandats, à collaborer à la résolution de problèmes ou encore à créer des innovations.
Apprendre ensemble
Ces outils peuvent aussi avoir un objectif de formation. L’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (OCAD University), à Toronto, travaille par exemple au lancement d’une plateforme baptisée Craft. Des artistes et designers fraîchement diplômés pourront l’utiliser pour vendre leurs œuvres, mais également pour développer leurs habiletés entrepreneuriales. « Nous voulons utiliser les nouvelles approches collaboratives pour aider les finissants et les jeunes artistes et designers à acquérir l’ensemble des habiletés dont ils auront besoin pour réussir leur carrière », explique Ana Serrano, présidente et vice-rectrice d’OCAD University. 
La plateforme devrait entrer en action dès l’automne 2022. Les organisateurs planchent actuellement sur les critères qui détermineront qui pourra l’employer et sur l’ampleur que prendra l’initiative. « L’approche collaborative permettra à ces jeunes artistes d’explorer comment leurs collègues approchent leur carrière entrepreneuriale et générera des occasions de travail et de création en commun », espère Ana Serrano. 
De son côté, Maude Léonard admet que ces plateformes demeurent très peu présentes au Québec. Celles qui existent sont davantage axées sur la mise en relation de travailleurs autonomes avec des donneurs d’ouvrage. Cependant, le potentiel est bel et bien là. Il sera selon elle intéressant de voir si davantage d’outils de ce type apparaîtront dans les prochaines années, et quelles formes elles prendront. 
« Les entrepreneurs devront bien comprendre les intentions des animateurs de ces plateformes, qui détermineront le genre de structure et de services offerts, soutient-elle. La collaboration pourra prendre bien des visages bien différents, en fonction de ce que l’outil permettra de faire ou pas. »
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