Collab Machine, la machine à projets

Publié le 26/02/2022 à 13:46

Collab Machine, la machine à projets

Publié le 26/02/2022 à 13:46

(Photo: CoWomen pour Unsplash)

ENTREPRENEURIAT COLLABORATIF. Plus de cinq ans après son lancement officiel, Collab Machine roule à fond de train et réunit environ 500 collaborateurs. Cette plateforme développée au Québec favorise les maillages entre les talents, ainsi que les relations avec les donneurs de projets.

D’abord axé sur le secteur technologique, le champ d’activité de la plateforme s’élargit sans cesse. Il comprend aujourd’hui des spécialités aussi diverses que le développement web et mobile, le référencement naturel (SEO), le graphisme, la traduction, la rédaction, les communications, le prototypage matériel et le conseil. 

Pierre-Luc Thivierge, fondateur et PDG de Collab Machine (Photo: courtoisie)

 

«Le but premier ne consistait pas à grandir à outrance, mais plutôt de créer une communauté de gens qui partagent des valeurs similaires et qui ont des expertises et des projets intéressants à proposer », explique son fondateur et PDG, Pierre-Luc Thivierge.

Ainsi, le fonctionnement de Collab Machine implique une sélection. Au départ, Pierre-Luc Thivierge invitait lui-même des gens qui lui semblaient intéressants. Actuellement, les clients et les talents remplissent un profil, qui doit ensuite être approuvé par les responsables de la communauté. Les membres actuels peuvent aussi inviter des gens de leur entourage par l’entremise de la plateforme.

 

Des modèles inspirants

Si l’incorporation de Collab Machine date de 2016, le projet a commencé à germer bien avant. Au milieu des années 2000, Pierre-Luc Thivierge œuvrait en coopération internationale — il s’est notamment rendu en Équateur et au Burkina Faso. Il a découvert dans ces contrées des approches très collaboratives du travail, telles que les minga. Dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, la minga est une tradition de travail collectif à des fins sociales: ponctuellement, des membres d’une famille, d’un village ou d’une communauté se réunissent pour réaliser un projet majeur comme une récolte ou la construction d’un bâtiment public. 

«Ces formes de partage dans lesquelles la collaboration représente un levier m’ont toujours touché et inspiré, raconte-t-il. J’ai mis plusieurs années avant de pouvoir amorcer un projet qui répond à cette aspiration.»

Pierre-Luc Thivierge, d’abord formé en technologie du génie industriel, a pris un premier virage en 2009 en se réorientant vers la programmation informatique. Il a ensuite fondé l’agence de développement web Rooster Motion. Quelques années plus tard, il a démarré Collab Machine, profitant notamment de l’appui de l’organisme Futurpreneur Canada.

 

Créer en commun

«Les travailleurs autonomes possèdent souvent une expertise dans un domaine bien précis et limité, rappelle Pierre-Luc Thivierge. Il est donc important pour eux de trouver des gens qui détiennent des compétences complémentaires. Ça les aide à développer leur propre entreprise et ça élargit le spectre des projets auxquels ils peuvent contribuer.»

Collab Machine peut aussi devenir un vecteur d’innovation, notamment grâce à des activités de cocréation. Des membres peuvent en effet participer à un mastermind, c’est-à-dire un groupe qui se rencontre pendant quelques semaines afin d’aider l’un d’entre eux à atteindre un objectif ou à surmonter un problème. Un processus qui peut déboucher sur des innovations technologiques, mais également sur des réalisations entrepreneuriales, comme arriver à percer un nouveau marché.

«Le travail autonome et l’entrepreneuriat continuent de croître beaucoup et l’information est de plus en plus démocratisée, alors tous les éléments existent pour créer des formes d’entrepreneuriats collaboratifs qui permettent à chacun de devenir plus autonome et de réaliser leurs rêves», estime le PDG.

 

Plus de cinq ans après son lancement officiel, Collab Machine roule à fond de train et réunit environ 500 collaborateurs. Cette plateforme développée au Québec favorise les maillages entre les talents, ainsi que les relations avec les donneurs de projets.
D’abord axé sur le secteur technologique, le champ d’activité de la plateforme s’élargit sans cesse. Il comprend aujourd’hui des spécialités aussi diverses que le développement web et mobile, le référencement naturel (SEO), le graphisme, la traduction, la rédaction, les communications, le prototypage matériel et le conseil. 
« Le but premier ne consistait pas à grandir à outrance, mais plutôt de créer une communauté de gens qui partagent des valeurs similaires et qui ont des expertises et des projets intéressants à proposer », explique son fondateur et PDG, Pierre-Luc Thivierge.
Ainsi, le fonctionnement de Collab Machine implique une sélection. Au départ, Pierre-Luc Thivierge invitait lui-même des gens qui lui semblaient intéressants. Actuellement, les clients et les talents remplissent un profil, qui doit ensuite être approuvé par les responsables de la communauté. Les membres actuels peuvent aussi inviter des gens de leur entourage par l’entremise de la plateforme.
Des modèles inspirants
Si l’incorporation de Collab Machine date de 2016, le projet a commencé à germer bien avant. Au milieu des années 2000, Pierre-Luc Thivierge œuvrait en coopération internationale — il s’est notamment rendu en Équateur et au Burkina Faso. Il a découvert dans ces contrées des approches très collaboratives du travail, telles que les « minga ». Dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, la minga est une tradition de travail collectif à des fins sociales : ponctuellement, des membres d’une famille, d’un village ou d’une communauté se réunissent pour réaliser un projet majeur comme une récolte ou la construction d’un bâtiment public. 
« Ces formes de partage dans lesquelles la collaboration représente un levier m’ont toujours touché et inspiré, raconte-t-il. J’ai mis plusieurs années avant de pouvoir amorcer un projet qui répond à cette aspiration. »
Pierre-Luc Thivierge, d’abord formé en technologie du génie industriel, a pris un premier virage en 2009 en se réorientant vers la programmation informatique. Il a ensuite fondé l’agence de développement web Rooster Motion. Quelques années plus tard, il a démarré Collab Machine, profitant notamment de l’appui de l’organisme Futurpreneur Canada.
Créer en commun
« Les travailleurs autonomes possèdent souvent une expertise dans un domaine bien précis et limité, rappelle Pierre-Luc Thivierge. Il est donc important pour eux de trouver des gens qui détiennent des compétences complémentaires. Ça les aide à développer leur propre entreprise et ça élargit le spectre des projets auxquels ils peuvent contribuer. »
Collab Machine peut aussi devenir un vecteur d’innovation, notamment grâce à des activités de cocréation. Des membres peuvent en effet participer à un « mastermind », c’est-à-dire un groupe qui se rencontre pendant quelques semaines afin d’aider l’un d’entre eux à atteindre un objectif ou à surmonter un problème. Un processus qui peut déboucher sur des innovations technologiques, mais également sur des réalisations entrepreneuriales, comme arriver à percer un nouveau marché.
« Le travail autonome et l’entrepreneuriat continuent de croître beaucoup et l’information est de plus en plus démocratisée, alors tous les éléments existent pour créer des formes d’entrepreneuriats collaboratifs qui permettent à chacun de devenir plus autonome et de réaliser leurs rêves », estime le PDG.

 

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