L'informatique verte de Nubik

Publié le 13/04/2022 à 15:00

L'informatique verte de Nubik

Publié le 13/04/2022 à 15:00

Par Léa Villalba

Depuis la création de Nubik, plusieurs avantages sociaux et environnementaux ont justement été constatés grâce au modèle 100% télétravail. (Photo: 123RF)

DÉVELOPPEMENT DURABLE. Dès ses débuts, en 2003, la PME de solutions d’affaires informatiques pour les entreprises Nubik refuse d’investir dans des bureaux et valorise le télétravail. Non seulement pour aider ses employés à concilier le travail et la vie personnelle, mais aussi pour éviter d’avoir un impact négatif sur l’environnement. Près d’une décennie plus tard, elle compte plus de 110 employés et poursuit ses efforts environnementaux. 

«Ça s’est fait plus naturellement qu’on l’aurait pensé», se souvient Katie Bussières, présidente de Nubik depuis sept ans. Vers 2017, lorsque le nombre d’employés de la PME a «explosé» pour s’approcher de la centaine, elle s’est questionnée sur le modèle du télétravail. «On s’est demandé s’il y allait y avoir un moment où nous allions être obligés d’investir dans un bureau: on a cherché la limite, mais finalement, tout nous a prouvé que c’était faisable de continuer ainsi.»

En plus du télétravail, l’entreprise a toujours prôné le «zéro papier». Aucune archive, facture, ou rapport n’est imprimé, que ce soit pour l’entreprise ou les employés à titre individuel. «Nubik n’a aucune archive papier et ça nous offre beaucoup d’avantages, comme le fait de pouvoir facilement se relocaliser si on le souhaite, avance Katie Bussières. Les équipes ont très facilement accès aux documents en ligne.» 

La flexibilité de travailler depuis son domicile permet également à l’entreprise de recruter à travers la province, voire le pays. «On voulait intégrer les meilleurs talents, peu importe leur lieu d’habitation et, grâce à notre modèle de travail, on peut!» se réjouit Alexandre Boyer, vice-président aux opérations. Aujourd’hui, ses employés sont basés à un peu partout dans la province, de l’Estrie à la Gaspésie, ainsi qu’en Ontario, en Colombie-Britannique ou encore à l’Île-du-Prince-Édouard. Grâce à cela, Nubik estime «éviter de vider les régions». «Au contraire, on les remplit!», s’amuse la présidente. 

 

Petit changement pour gros impacts 

«Parfois, le premier réflexe d’un entrepreneur, c’est de savoir combien ça va coûter de prendre le virage vert et quels impacts cela va avoir sur sa rentabilité, note Katie Bussières. Mais je ne connais pas grand monde autour de moi qui ont fait des efforts dans ce sens-là et pour qui ça s’est avéré négatif. Bien au contraire.»

Nubik en a plutôt tiré des bénéfices. «Avoir un endroit pour faire travailler 110 personnes, le maintenir, le chauffer, l’alimenter, ça coûte cher! On préfère mettre cet argent pour les employés», explique la présidente. La cohésion de l’équipe est d’ailleurs une part importante de la philosophie de travail. «Les relations doivent se développement autrement qu’on travaille dans un bureau ou en télétravail. Nous, on fait encore plus attention à nos employés», ajoute-t-elle. 

Depuis la création de Nubik, plusieurs avantages sociaux et environnementaux ont justement été constatés grâce au modèle 100% télétravail. «Ça a développé des habitudes chez nos employés. Ils ne voient pas l’intérêt de venir à Montréal pour une heure de réunion, par exemple. Ça a éveillé des consciences», explique celle qui conserve un petit bureau à Montréal pour certaines rencontres, très rares, mais nécessaires. D’ailleurs, pour son collègue, le vice-président aux opérations Alexandre Boyer, le fait ne pas devoir rencontrer physiquement les clients diminue d’autant plus l’empreinte écologique. «Ni avions, ni voitures, ni hôtels. Avec les services qu’on offre, notre entreprise n’a aucun impact.»

Selon lui, le télétravail a aussi instauré de nouvelles habitudes de consommation. «Le fait de pouvoir rester “en mou” influence beaucoup nos achats, affirme-t-il. Si tu as un bureau, tu te préoccupes de l’image que tu projettes. Nous, on garde longtemps les mêmes vêtements, car personne ne nous voit.» Il a également vu une différence concernant l’alimentation: «au bureau, tu as une fringale, tu vas acheter quelque chose au distributeur, des choses transformées, mauvaises pour la santé et l’environnement. Là, je cuisine tout le temps et je gaspille beaucoup moins ma nourriture.» 

Lorsqu’on évoque le développement durable à Nubik, c’est tout simplement naturel et «ancré intrinsèquement dans leur vision du monde». «Être un leader dans ton domaine professionnel, c’est bien, mais il faut aussi avoir un impact en tant qu’être humain et être responsable face à son comportement», estime Alexandre Boyer, pour qui travailler dans cette entreprise constitue la meilleure façon de «préserver l’avenir pour ses enfants». 

Katie Bussières espère quant à elle que d’autres PME embarqueront dans le mouvement du développement durable. «On a des preuves que ça fonctionne, affirme-t-elle. Il faut se pencher sur la question et trouver des solutions, c’est tout. Alors, pourquoi ne pas le faire?» 

 

Dès ses débuts, en 2003, la PME de solutions d’affaires informatiques pour les entreprises Nubik refuse d’investir dans des bureaux et valorise le télétravail. Non seulement pour aider ses employés à concilier le travail et la vie personnelle, mais aussi pour éviter d’avoir un impact négatif sur l’environnement. Près d’une décennie plus tard, elle compte plus de 110 employés et poursuit ses efforts environnementaux. 
«Ça s’est fait plus naturellement qu’on l’aurait pensé», se souvient Katie Bussières, présidente de Nubik depuis sept ans. Vers 2017, lorsque le nombre d’employés de la PME a «explosé» pour s’approcher de la centaine, elle s’est questionnée sur le modèle du télétravail. «On s’est demandé s’il y allait y avoir un moment où nous allions être obligés d’investir dans un bureau: on a cherché la limite, mais finalement, tout nous a prouvé que c’était faisable de continuer ainsi.»
En plus du télétravail, l’entreprise a toujours prôné le «zéro papier». Aucune archive, facture, ou rapport n’est imprimé, que ce soit pour l’entreprise ou les employés à titre individuel. «Nubik n’a aucune archive papier et ça nous offre beaucoup d’avantages, comme le fait de pouvoir facilement se relocaliser si on le souhaite, avance Katie Bussières. Les équipes ont très facilement accès aux documents en ligne.» 
La flexibilité de travailler depuis son domicile permet également à l’entreprise de recruter à travers la province, voire le pays. «On voulait intégrer les meilleurs talents, peu importe leur lieu d’habitation et, grâce à notre modèle de travail, on peut!» se réjouit Alexandre Boyer, vice-président aux opérations. Aujourd’hui, ses employés sont basés à un peu partout dans la province, de l’Estrie à la Gaspésie, ainsi qu’en Ontario, en Colombie-Britannique ou encore à l’Île-du-Prince-Édouard. Grâce à cela, Nubik estime «éviter de vider les régions». «Au contraire, on les remplit!», s’amuse la présidente. 
Petit changement pour gros impacts 
«Parfois, le premier réflexe d’un entrepreneur, c’est de savoir combien ça va coûter de prendre le virage vert et quels impacts cela va avoir sur sa rentabilité, note Katie Bussières. Mais je ne connais pas grand monde autour de moi qui ont fait des efforts dans ce sens-là et pour qui ça s’est avéré négatif. Bien au contraire.»
Nubik en a plutôt tiré des bénéfices. «Avoir un endroit pour faire travailler 110 personnes, le maintenir, le chauffer, l’alimenter, ça coûte cher! On préfère mettre cet argent pour les employés», explique la présidente. La cohésion de l’équipe est d’ailleurs une part importante de la philosophie de travail. «Les relations doivent se développement autrement qu’on travaille dans un bureau ou en télétravail. Nous, on fait encore plus attention à nos employés», ajoute-t-elle. 
Depuis la création de Nubik, plusieurs avantages sociaux et environnementaux ont justement été constatés grâce au modèle 100% télétravail. «Ça a développé des habitudes chez nos employés. Ils ne voient pas l’intérêt de venir à Montréal pour une heure de réunion, par exemple. Ça a éveillé des consciences», explique celle qui conserve un petit bureau à Montréal pour certaines rencontres, très rares, mais nécessaires. D’ailleurs, pour son collègue, le vice-président aux opérations Alexandre Boyer, le fait ne pas devoir rencontrer physiquement les clients diminue d’autant plus l’empreinte écologique. «Ni avions, ni voitures, ni hôtels. Avec les services qu’on offre, notre entreprise n’a aucun impact.»
Selon lui, le télétravail a aussi instauré de nouvelles habitudes de consommation. «Le fait de pouvoir rester “en mou” influence beaucoup nos achats, affirme-t-il. Si tu as un bureau, tu te préoccupes de l’image que tu projettes. Nous, on garde longtemps les mêmes vêtements, car personne ne nous voit.» Il a également vu une différence concernant l’alimentation: «au bureau, tu as une fringale, tu vas acheter quelque chose au distributeur, des choses transformées, mauvaises pour la santé et l’environnement. Là, je cuisine tout le temps et je gaspille beaucoup moins ma nourriture.» 
Lorsqu’on évoque le développement durable à Nubik, c’est tout simplement naturel et «ancré intrinsèquement dans leur vision du monde». «Être un leader dans ton domaine professionnel, c’est bien, mais il faut aussi avoir un impact en tant qu’être humain et être responsable face à son comportement», estime Alexandre Boyer, pour qui travailler dans cette entreprise constitue la meilleure façon de «préserver l’avenir pour ses enfants». 
Katie Bussières espère quant à elle que d’autres PME embarqueront dans le mouvement du développement durable. «On a des preuves que ça fonctionne, affirme-t-elle. Il faut se pencher sur la question et trouver des solutions, c’est tout. Alors, pourquoi ne pas le faire?» 

 


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