Des voitures d'ici uniques et luxueuses

Offert par les affaires.com

Publié le 30/12/2021 à 08:19

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Antoine Bessette, fondateur de Felino, et son équipe, dans leur atelier de Laval. (Photo : courtoisie)

AUTOMOBILE.  Pendant que les grands manufacturiers automobiles de la planète investissent des milliards de dollars dans la transition électrique de l’industrie, une petite poignée d’artisans québécois poursuivent leurs efforts pour prendre leur place sur le marché très sélect des voitures de grand luxe. 

Antoine Bessette est à la tête de Felino, l’entreprise qu’il a fondée en 2010 à Laval. Ici, oubliez les voitures en série. Felino se trouve dans le marché très niché des voitures de type supercars destinées aux passionnés de conduite sportive. « On produit en très peu d’exemplaires. On vend des modèles exotiques, donc on pousse le luxe, on pousse la rareté et on reste dans la performance », explique l’ex-coureur automobile et pilote d’essai. 

Cinq unités de la cB7R, le premier modèle développé par Felino, ont été vendues en différents endroits sur la planète, et il n’y en aura pas d’autres. « On a complètement arrêté cette production-là en 2019, pour en développer une nouvelle. On fait des séries de 10, tout au plus, puis on change de modèle », souligne celui dont les concurrents se nomment Bugati, Ferrari et Pagani. 

Quant à l’électrification, elle attendra. La PME conçoit et fabrique dans son atelier lavallois presque chacune des pièces qui entrent dans ses véhicules. « C’est déjà énorme de développer une marque de A à Z, alors, faire le changement à l’électrique, pour moi, c’est assez difficile, analyse Antoine Bessette. On est encore en train de peaufiner les moteurs thermiques qu’on met dans nos voitures. » 

L’entrepreneur se dit tout de même attentif à la transition qui s’opère dans l’industrie. « On a des dessins de modèles hybrides ou tout électriques et nos plans d’affaires sont montés, précise-t-il. On est en étude de faisabilité sur notre futur à moyen terme. »

 

L’appel du vroum vroum 

Le passage à l’électrification ne semble pas non plus pour demain, chez Allard Motor Works, qui vient tout juste d’installer son atelier à Laval, après quelques années à faire affaire avec différents sous-traitants aux États-Unis. La PME fabrique une réplique de la voiture d’origine britannique Allard J2X, dont 83 exemplaires ont été mis en marché entre 1953 et 1954. Depuis 2008, 21 répliques de cette belle d’autrefois ont été vendues sur quatre continents. 

« Techniquement, c’est possible que mes voitures soient électriques. Sauf qu’il n’y aura plus le vroum vroum que les gens aiment », raconte Roger Allard, président et directeur général de l’entreprise. Il précise que ses clients « possèdent des collections assez impressionnantes de voitures, bien souvent des voitures légendaires [des Aston Martin, par exemple] qui ne sortent pas beaucoup ; ce sont des investissements ».

L’électricité ne représente donc pas une plus-value pour Allard Motor Works, dont le bruit fait littéralement partie du produit. « J’ai été approché par une compagnie qui produit un autre genre de carburant – une sorte d’hydrogène concentré – qui me permettrait de garder mon vroum vroum, mais où avec lequel il y aurait simplement de l’eau qui sortirait de l’échappement », confie cependant Roger Allard.

Manifestement, malgré la tendance lourde à l’électrification des automobiles, il restera toujours quelques modèles de luxe qui continueront de s’alimenter de carburant fossile, du moins dans un avenir prévisible.

 

Pendant que les grands manufacturiers automobiles de la planète investissent des milliards de dollars dans la transition électrique de l’industrie, une petite poignée d’artisans québécois poursuivent leurs efforts pour prendre leur place sur le marché très sélect des voitures de grand luxe. 
Antoine Bessette est à la tête de Felino, l’entreprise qu’il a fondée en 2010 à Laval. Ici, oubliez les voitures en série. Felino se trouve dans le marché très niché des voitures de type supercars destinées aux passionnés de conduite sportive. « On produit en très peu d’exemplaires. On vend des modèles exotiques, donc on pousse le luxe, on pousse la rareté et on reste dans la performance », explique l’ex-coureur automobile et pilote d’essai. 
Cinq unités de la cB7R, le premier modèle développé par Felino, ont été vendues en différents endroits sur la planète, et il n’y en aura pas d’autres. « On a complètement arrêté cette production-là en 2019, pour en développer une nouvelle. On fait des séries de 10, tout au plus, puis on change de modèle », souligne celui dont les concurrents se nomment Bugati, Ferrari et Pagani. 
Quant à l’électrification, elle attendra. La PME conçoit et fabrique dans son atelier lavallois presque chacune des pièces qui entrent dans ses véhicules. « C’est déjà énorme de développer une marque de A à Z, alors, faire le changement à l’électrique, pour moi, c’est assez difficile, analyse Antoine Bessette. On est encore en train de peaufiner les moteurs thermiques qu’on met dans nos voitures. » 
L’entrepreneur se dit tout de même attentif à la transition qui s’opère dans l’industrie. « On a des dessins de modèles hybrides ou tout électriques et nos plans d’affaires sont montés, précise-t-il. On est en étude de faisabilité sur notre futur à moyen terme. »
L’appel du vroum vroum 
Le passage à l’électrification ne semble pas non plus pour demain, chez Allard Motor Works, qui vient tout juste d’installer son atelier à Laval, après quelques années à faire affaire avec différents sous-traitants aux États-Unis. La PME fabrique une réplique de la voiture d’origine britannique Allard J2X, dont 83 exemplaires ont été mis en marché entre 1953 et 1954. Depuis 2008, 21 répliques de cette belle d’autrefois ont été vendues sur quatre continents. 
« Techniquement, c’est possible que mes voitures soient électriques. Sauf qu’il n’y aura plus le vroum vroum que les gens aiment », raconte Roger Allard, président et directeur général de l’entreprise. Il précise que ses clients « possèdent des collections assez impressionnantes de voitures, bien souvent des voitures légendaires [des Aston Martin, par exemple] qui ne sortent pas beaucoup ; ce sont des investissements ».
L’électricité ne représente donc pas une plus-value pour Allard Motor Works, dont le bruit fait littéralement partie du produit. « J’ai été approché par une compagnie qui produit un autre genre de carburant – une sorte d’hydrogène concentré – qui me permettrait de garder mon vroum vroum, mais où avec lequel il y aurait simplement de l’eau qui sortirait de l’échappement », confie cependant Roger Allard.
Manifestement, malgré la tendance lourde à l’électrification des automobiles, il restera toujours quelques modèles de luxe qui continueront de s’alimenter de carburant fossile, du moins dans un avenir prévisible.

 

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