Premières Nations: un projet pilote de régime d’avantages sociaux lancé


Édition du 11 Mai 2022

Premières Nations: un projet pilote de régime d’avantages sociaux lancé


Édition du 11 Mai 2022

Par Benefits Canada

Grâce à ce projet pilote, on espère élargir l’accès aux ressources de mieux-être autochtones. (Photo: 123RF)

ASSURANCES COLLECTIVES ET RÉGIMES DE RETRAITE. Sagamok Anishnawbek, une communauté des Premières Nations du nord-est de l’Ontario, participe à un projet pilote de régime d’avantages sociaux qui permettra aux membres de ce régime d’avoir accès à la pharmacopée et aux services traditionnels autochtones.

Située sur la rive nord du lac Huron, entre Sudbury et Sault-Sainte-Marie, Sagamok Anishnawbek compte parmi ses employés des pompiers, des enseignants, des agents de planification communautaire et des intervenants communautaires. Sur les quelque 240 employés, 218 sont autochtones.

Lorsque Jeff Moulton, directeur des ressources humaines et de la gestion des services partagés de la communauté, a présenté la nouvelle offre d’avantages sociaux au chef et au conseil de Sagamok, l’adhésion des deux parties a été immédiate. « Lorsque nous établissons nos plans de travail annuels, une partie du processus consiste à toujours garder à l’esprit l’intérêt des membres autochtones. Il existe 12 déterminants du bien-être des peuples autochtones, dont l’aspect culturel — qui comprend les cérémonies, la langue, les remèdes — [qui] a toujours été une priorité importante. »

Avant le projet pilote, le régime d’avantages sociaux des employés de la communauté n’incluait pas les remèdes et les services traditionnels. Cependant, environ 15 % des coûts de prestations de santé de ses travailleurs autochtones étaient couverts par le Programme des services de santé non assurés (SSNA) du gouvernement fédéral pour les Premières Nations et les Inuits, note Jeff Moulton.

Sagamok a mis en place différents régimes pour le personnel autochtone ayant des personnes à charge autochtones, et pour le personnel autochtone ayant des personnes à charge non autochtones. La communauté a également des régimes distincts pour les enseignants de son système scolaire ; l’un pour les membres du personnel autochtone — qu’ils aient ou non des personnes à charge — et l’autre, avec les mêmes avantages, pour les membres du personnel non autochtones.

La nouvelle offre, fournie par Maximus Rose Living Benefits et Indigenous Workplace Wellness, sera administrée par le biais d’un compte mieux-être. Comme les services fournis par les travailleurs autochtones de la communauté dans la réserve ne sont pas assujettis aux taxes, les articles achetés dans le cadre du compte mieux-être ne le seront pas non plus. Ce qui fait que la prestation fonctionne comme un compte de frais pour soins de santé, explique Chris Sanderson, vice-président aux opérations chez Maximus Rose.

Le compte mieux-être permettra à l’administration de Sagamok de mieux cibler ses offres et de donner la priorité à la santé et au bien-être des participants au régime, explique Jeff Moulton. Il ajoute que celui-ci signalera également aux peuples autochtones que les fournisseurs de prestations reconnaissent la validité des thérapies et des médecines traditionnelles autochtones, qui constituent une part importante des croyances de ces communautés.

Sagamok a par ailleurs récemment reçu des fonds pour l’achat de deux grandes serres, qui seront installées ce printemps. Jeff Moulton souligne que l’espoir est que certains des ingrédients médicinaux utilisés par la communauté soient cultivés dans les serres, plutôt que par des particuliers, ce qui peut être coûteux. De plus, les participants au régime pourront utiliser leur compte mieux-être pour acheter ces ingrédients.

Grâce à ce projet pilote, Jeff Moulton espère également élargir l’accès aux ressources de mieux-être autochtones. « Avec les traumatismes que les membres de la communauté endurent encore en raison de l’histoire du pays avec les pensionnats, ces types de thérapies et de remèdes traditionnels peuvent, espérons-le, être un outil supplémentaire que les membres du régime pourront utiliser sur leur chemin vers la guérison. »

Les traumatismes peuvent affecter la capacité des employés à s’adapter à leur travail et peuvent mener à un congé d’invalidité, relève-t-il, notant que la nouvelle offre d’avantages sociaux pourra fournir aux participants du régime une autre ressource pour les aider à composer avec les effets de ces traumas. « Tout ce qui couvre le coût des services traditionnels de mieux-être autochtone pour les participants du régime, comme les cercles de partage et autres cérémonies, serait un merveilleux ajout et répondrait à leurs besoins de bien-être holistique. »

Bien que la Première Nation soit encore en train de peaufiner les détails du plan, Jeff Moulton espère commencer à le mettre en place dans les prochaines semaines.

 

Ce texte écrit par Lauren Bailey a été publié à l’origine en anglais par Benefits Canada.

 



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