Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture lundi

Publié le 15/08/2022 à 08:13, mis à jour le 15/08/2022 à 08:16

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture lundi

Publié le 15/08/2022 à 08:13, mis à jour le 15/08/2022 à 08:16

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. Les Bourses mondiales naviguaient à vue lundi, tiraillées entre des indicateurs contradictoires sur la santé de l'économie mondiale entre les États-Unis et la Chine, avant l'ouverture de Wall Street.

Les marchés européens évoluaient autour de l'équilibre alors que l'espoir d'un ralentissement des taux d'intérêt de la Banque centrale américaine (Fed) s'estompait parmi les investisseurs. 

Après avoir conclu une semaine positive, la quatrième d'affilée pour le Nasdaq à dominante technologique, les indices new-yorkais s'annonçaient dans le rouge. 

 

Les indices boursiers à 08h00

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones retraitaient de 184,00 points (-0,55%) à 33 534,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 affichaient un recul de 24,50 points (-0,57%) à 4 256,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq lâchaient 54,25 points (-0,40%) à 13 523,50 points.

À Londres, le FTSE 100 affichait un recul de 18,32 points (-0,24%) à 7 482,57 points. À Paris, le CAC 40 retraitait de 3,87 points (-0,06%) à 6 549,99 points. À Francfort, le DAX lâchait 23,69 points (-0,17%) à 13 772,16 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a augmenté de 324,80 points (+1,14%) à 28 871,78 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a terminé en baisse de 134,76 points (-0,67%) à 20 040,86 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain descendait de 4,90 $ US (-5,32%) à 87,19 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord descendait de 5,09 $ US (-5,19%) à 93,06 $ US.

 

Le contexte

Les places boursières étaient lestées notamment par le ralentissement inattendu des ventes de détail et de la production industrielle en juillet en Chine, en raison d'un rebond de la COVID-19 et d'une crise dans l'immobilier. 

En réaction à ces indicateurs, la Banque centrale chinoise a abaissé plusieurs de ses taux directeurs pour soutenir l'économie alors que «les mauvaises données chinoises accentuent les craintes de récession mondiale», fait observer Ipek Ozkardeskaya, analyste chez SwissQuote. 

C'est «un début de semaine décevant sur les marchés alors que l’éternel optimisme des investisseurs se heurte à la réalité des données économiques chinoises», observe Craig Erlam, analyste chez Oanda. 

Selon M. Erlam les marchés font preuve d'«une inclinaison étrange à se voiler la face sur la situation économique réelle tant que la Fed n’intensifie pas la hausse de ses taux directeurs».

«Ça ne paraît pas viable», ajoute-t-il. 

Les indicateurs américains, encourageant la semaine dernière, dont le tassement de l'inflation et la hausse de la confiance des ménages, «ont créé un soupçon d’espoir que les choses puissent aller mieux au second semestre, mais les membres de la Fed ont immédiatement prévenu que l’inflation aux États-Unis restait à un niveau particulièrement haut, ce qui nécessitera l’intervention prolongée» de l'institution, souligne Mme Ozkardeskaya. 

Les minutes de la Fed, attendues mercredi, «confirmeront sans doute que l’institution reste concentrée sur son objectif de rabaisser l’inflation» en maintenant le cap de sa politique de hausse des taux directeurs, selon Ipek Ozkardeskaya. 

Également dans le viseur des investisseurs, les chiffres des dépenses des «consommateurs en Chine, aux États-Unis et au Royaume-Uni, et il semble y avoir peu de raisons de se réjouir», prévient Michael Hewson, analyste à CMC Markets.

Les prix du pétrole accentuaient leurs pertes lundi après que le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que son pays enverrait ses «propositions finales» sur le dossier nucléaire avant minuit.

La possibilité d'un accord qui permettrait le retour sur le marché de la production iranienne, alors même que la demande chinoise souffre d'une économie en berne, faisait perdre autour de 5% au cours des bruts.

Les géants des hydrocarbures accusaient des pertes en Bourse. Vers 7h40, heure du Québec, le français TotalEnergies perdait 2,43% et le britannique Shell 2,53%. Dans les échanges entre séances, les américains Exxon Mobil et Marathon Oil reculaient respectivement de 2,82% et 3,45%. 

L'euro cédait 0,54% face au billet vert à 1,0205 dollar américain. 

Le bitcoin reculait de 0,24% à 24 268 $ US.

La société allemande de livraison de repas Hellofresh bondissait de 4,76% à 7h30. L'entreprise a confirmé ses résultats publiés dans un rapport préliminaire en juillet, faisant notamment état d'un Ebitda ajusté trimestriel en baisse de 7,5%.

Dans la roue du livreur allemand, le néerlandais Just Eat Takeaway prenait 3,69% et à Londres Deliveroo gagnait 2,32%. 

Placée depuis début juillet sous le régime des faillites aux États-Unis, la compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé dimanche un accord avec des fonds gérés par Apollo Global Management, lui garantissant un prêt de 700 millions de dollars américains. Vers 7h50, le titre bondissait de 7,22%. 

Sur le même sujet

Bourse: Wall Street en hausse à la mi-journée

Mis à jour à 12:05 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de Toronto grimpait de plus de 200 points en fin de matinée.

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Mis à jour à 08:01 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés s'apaisent avec l'intervention de la Banque d'Angleterre.

À la une

Choisir la collaboration plutôt que les profits

Le modèle des communs, c'est sortir de l'idée qu'on peut faire de l'argent sur des besoins de subsistance.

Mondial-2022: aller ou pas au Qatar? L'onéreux dilemme des commanditaires.

12:52 | AFP

Est-il opportun pour une marque de s’afficher au Mondial-2022?

Les pénuries de personnel et l'épargne devraient amortir la récession, croit Deloitte

Il y a 41 minutes | La Presse Canadienne

Certains signes précurseurs d’un ralentissement sont déjà visibles.