Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Publié le 14/01/2022 à 08:11, mis à jour le 14/01/2022 à 08:13

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Publié le 14/01/2022 à 08:11, mis à jour le 14/01/2022 à 08:13

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés boursiers perdaient du terrain vendredi, anticipant plus de hausses des taux directeurs de la Fed que prévu, après des déclarations de plusieurs membres de l'institution déterminés à endiguer l'inflation.

Après une séance de repli jeudi, et alors que la saison des résultats débute ce vendredi, la Bourse de New York se dirigeait vers une ouverture en baisse.

Les places boursières asiatiques ont également reculé.

 

Les indices boursiers à 8h08

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones diminuaient de 150,00 points (-0,42%) à 35 839,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 perdaient 25,50 points (-0,55%) à 4 626,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq reculaient de 137,50 points (-0,89%) à 15 352,75 points.

En Europe, les résultats étaient à la baisse. À Londres, le FTSE 100 affichait un recul de 23,60 points (-0,31%) à 7 540,25 points. À Paris, le CAC 40 lâchait 66,63 points (-0,93%) à 7 134,51 points. À Francfort, le DAX cédait 154,58 points (-0,96%) à 15 877,01 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a perdu 364,85 points (-1,28%) à 28 124,28 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a terminé en baisse de 46,45 points (-0,19%) à 24 383,32 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain avançait de 0,22 $ US (+0,27%) à 82,34 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord récoltait 0,47 $ US (+0,56%) à 84,94 $ US.

 

Le contexte

Face à des prix qui ont grimpé de 7% en 2021, leur plus forte hausse en près de 40 ans, la puissante banque centrale américaine est résolue à agir, et vite. 

Lors d'une audition au Sénat jeudi pour sa nomination au poste de vice-présidente de la Réserve fédérale (Fed), Lael Brainard a affirmé être «très préoccupée par le niveau élevé de l'inflation» et compte bien utiliser un «outil puissant» de l'institution.

Son arme: des taux directeurs, que la Fed s'apprête à relever plus vite que prévu, sans doute dès mars. L'objectif: renchérir le coût du crédit, et, par ricochet, faire reculer la consommation.

«Plusieurs membres du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed) ont confirmé que le cycle de durcissement monétaire va être rapide», constatent les analystes de Saxo Banque. 

«Le gouverneur de la Réserve Fédérale de Saint Louis, James Bullard, s’attend à ce qu’il y ait au moins quatre hausses de taux cette année», complètent-ils. 

Les marchés commencent à adhérer à cette perspective et les taux obligataires se tendaient. Le taux d'intérêt de la dette américaine à 10 ans remontait à 1,74% après une nette détente la veille l'ayant fait passer à 1,69%.

Du côté des données macroéconomiques, la croissance du PIB en Allemagne a atteint 2,7% en 2021. Et en France, l'inflation a accéléré à 1,6% l'année dernière, au plus haut depuis 2018.

Les investisseurs vont par ailleurs commencer à se pencher sur les premiers résultats d'entreprises. La banque américaine JPMorgan Chase a ouvert le bal en présentant un bénéfice net annuel record, mais des profits en repli au dernier trimestre. 

Les valeurs du secteur technologique continuaient de pâtir des anticipations de hausse des taux d'intérêt, leur croissance étant corrélée à leur capacité à se financer à bas coût. 

À Paris, STMicroelectronics perdait 1,99%, Worldline 2,01% et Teleperformance 1,74%.

À Francfort, Infineon (-1,91% à 39,28 euros) et SAP (-1,05% à 119,26 euros) étaient aussi délaissés.

Le groupe public français EDF enchaîne les difficultés cette semaine: problèmes de corrosions qui s'étendent, retards à Flamanville, obligation de vente d'électricité à perte à ses concurrents et prévision de réduction de son excédent brut.

L'action EDF dégringolait de 15,52% à 8,74 euros. 

Le dollar américain est pénalisé depuis une semaine par les anticipations de resserrement monétaire de la Fed. La monnaie européenne cédait 0,11% à 1,144 2 $ US, après avoir atteint plus tôt 1,148 3 $ US pour un euro, un sommet depuis mi-novembre.

La livre sterling profitait de son côté de la croissance du Royaume-Uni en novembre (+0,9%), dont le rebond a permis au PIB de dépasser son niveau d'avant la pandémie de COVID-19. La livre prenait 0,04% à 1,371 0 $ US.

Les cours du pétrole rebondissaient vendredi et atteignaient des plus hauts en plus de deux mois.

Le bitcoin reculait de 1,84% à 42 040 $ US, après avoir perdu 2,2% la veille. 

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