Bourse: Wall Street termine en baisse, plombée par le premier cas d’Omicron aux États-Unis

Publié le 01/12/2021 à 09:55, mis à jour le 01/12/2021 à 17:05

Bourse: Wall Street termine en baisse, plombée par le premier cas d’Omicron aux États-Unis

Publié le 01/12/2021 à 09:55, mis à jour le 01/12/2021 à 17:05

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a terminé en nette baisse mercredi, rappelée au variant Omicron par le premier cas déclaré aux États-Unis, tout en continuant de digérer le regain de fermeté de la Banque centrale américaine (Fed).

 

Les indices boursiers à la fermeture.

À Toronto, le S&P/TSX a baissé de 195,39 points (-0,95%) à 20 464,60 points.

À New York, le S&P 500 a retraité de 53,96 points (-1,18%) à 4 513,04 points.

Le Nasdaq a retraité de 283,64 points (-1,83%) à 15 254,05 points.

Le DOW a baissé de 461,68 points (-1,34%) à 34 022,04 points.

Le huard a reculé de 0,0016 $US (-0,204 6%) à 0,780 9 $US.

Le pétrole a cédé 0,83 $US (-1,25%) à 65,35 $US.

L’or a haussé de 6,40 $US (+0,36%) à 1 782,90 $US.

Le bitcoin a retraité de 620,86 $US (-1,08%) à 56 670,92 $US.

 

Le contexte

Après avoir ouvert en hausse, le marché s’est essoufflé en cours de séance, notamment après l’annonce, par les autorités, d’un premier cas de variant Omicron identifié aux États-Unis, en Californie précisément.

«Le scénario est connu», a réagi Edward Moya, analyste d’Oanda, dans une note, «Wall Street restera orientée par les nouvelles sur le coronavirus jusqu’à ce qu’on sache à quoi s’en tenir sur cette vague.»

De la même façon, Tom Cahill, de Ventura Wealth Management, s’attend à ce que le marché demeure instable et volatil durant les deux semaines à venir, avant que de premières données fiables soient publiées.

Cette échéance devrait correspondre peu ou prou à la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), les 14 et 15 décembre, qui doit donner aussi davantage de visibilité aux investisseurs.

Le durcissement soudain du discours du président de la Fed, Jerome Powell, mardi, a aussi continué à peser sur les indices mercredi, selon Tom Cahill.

Après 2023, puis mi-2022, plus de 40% des investisseurs n’écartent plus désormais une hausse des taux dès le premier semestre de l’année prochaine.

Jerome Powell a évoqué ce nouveau cap en écartant, de facto, les possibles effets du variant Omicron sur l’économie, dans l’attente de plus amples informations.

Malgré la perspective d’une hausse des taux plus rapprochée que prévu il y a encore quelques jours, les taux obligataires demeurent obstinément bas, signe de la nervosité des investisseurs.

Le taux des emprunts d’État à 10 ans était même en légère baisse mercredi, à 1,42% contre 1,43% la veille.

Quant au taux à deux ans, censé refléter davantage des anticipations de resserrement à moyen terme, il se tendait à peine, à 0,56% contre 0,52% mardi.

Initialement très en verve, après des séances difficiles, les valeurs sensibles aux conséquences potentielles d’un ralentissement de l’économie en général et du tourisme en particulier ont été de nouveau mises au supplice.

Les compagnies aériennes American Airlines (AAL) (-7,97%) ou Delta Air Lines (DAL) (-7,38%) faisaient partie du lot, de même que le croisiériste Norwegian Cruise Line (NCLH) (-8,82%) ou la plateforme de réservations Expedia (EXPE) (-3,73%).

Également en berne, les valeurs technologiques comme les fabriquants de semi-conducteurs AMD (AMD) (-5,85%) ou Qualcomm (QCOM) (-2,36%).

C’était aussi le gros temps pour la plateforme de relations clients dématérialisée Salesforce (CRM) (-11,74% à 251,50 $US), punie pour avoir publié des prévisions inférieures aux attentes pour son quatrième trimestre (de novembre à janvier) ainsi que l’exercice 2022. Son chiffre d’affaires et bénéfice du troisième trimestre étaient pourtant, eux, au-dessus des anticipations des analystes.

Dans le secteur pharmaceutique, après avoir gagné quasiment 40% entre jeudi et lundi grâce à l’effet Omicron, Moderna (MRNA) a atterri et perdu 11,87%, à 310,61 $US.

Même coup de froid, dans de moindres proportions néanmoins, pour son concurrent Novavax (NVAX) (-7,66%), qui attend un feu vert imminent pour la mise sur le marché de son vaccin contre le COVID-19.

Sur le même sujet

Bourse: Wall Street finit en ordre dispersé, les bancaires chutent, la tech rebondit

Mis à jour le 14/01/2022 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. L'indice phare de la Bourse de Toronto rebondit et clôture en hausse.

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Mis à jour le 14/01/2022 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

Les Bourses mondiales baissent, anticipant des hausses de taux. New York se dirigeait vers une ouverture en baisse.

OPINION Le bitcoin à la croisée des chemins en 2022
Bourse: Wall Street termine en net repli, à nouveau plombée par la technologie
Mis à jour le 13/01/2022 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne
Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi
Mis à jour le 13/01/2022 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

À la une

Conflit du bois d’œuvre: le prix des maisons fera-t-il plier Biden?

15/01/2022 | François Normand

ANALYSE. Les démocrates sont en difficulté, tandis que la grogne monte contre la hausse du prix du bois et des maisons.

«J'manque de bras!» Attendez avant de vider votre portefeuille!

14/01/2022 | Catherine Charron

Votre PME peut tirer son épingle du jeu, même dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre. Voici comment.

Forte demande de bureaux en sous-location à Montréal

14/01/2022 | Charles Poulin

Premier trimestre d'absorption nette positive au pays en immobilier commercial