Jarislowsky : la récession est loin d’être terminée

Publié le 18/12/2009 à 14:19

Jarislowsky : la récession est loin d’être terminée

Publié le 18/12/2009 à 14:19

Par Denis Lalonde

«Une partie de la récession est terminée, mais il existe toujours des problèmes majeurs», affirme M. Jarislowsky. Photo : Lesaffaires.com

Le réputé financier Stephen Jarislowsky ne partage pas l'optimisme de nombreux économistes qui ont sonné la fin de la récession lorsque Statistique Canada a publié les statistiques du produit intérieur brut (PIB) canadien au 3e trimestre à la fin novembre.

PLUS : Les prévisions de Stephen Jarislowsky pour 2010

Statistique Canada avait alors révélé que le PIB du pays avait progressé de 0,4% durant le trimestre terminé le 30 septembre.

«Une partie de la récession est terminée, mais il existe toujours des problèmes majeurs», affirme M. Jarislowsky en entrevue avec Lesaffaires.com.

Le gestionnaire précise que les prix des ressources naturelles, notamment du côté du cuivre et de l’or, sont à des sommets: «Les prix ne peuvent continuer de monter éternellement, au contraire», prévient-il.

De plus, les prix des maisons ont poursuivi leur croissance tout au long de la récession au Canada. Le gestionnaire croit que les prix dans l’immobilier sont supérieurs à la croissance normale associée à l’inflation et aux gains de productivité du pays dans une proportion de 35% à 40%.

«Au Canada, les taux d’intérêt trop bas et l’assurance du gouvernement du Canada (par le biais de la Société canadienne d’hypothèque et de logement) ont contribué à ce que les prix dans l’immobilier soient trop élevés. Lorsque les taux d’intérêt se mettront à grimper, cela va créer des misères», croit-il.

Stephen Jarislowsky ajoute que l’immobilier américain vient de subir une chute de prix, ce qui signifie que les investissements y sont beaucoup plus abordables.

Le Canadien moyen est toujours très endetté

Le cofondateur de Jarislowsky Fraser ajoute que le consommateur canadien moyen possède actuellement 1,45 dollar de dette pour chaque dollar de revenu disponible après impôt: «C’est énorme, depuis 20 ou 30 ans, ce montant est d’environ 90 cents», dit-il.

Les gouvernements du pays auront également de sérieux déficits à rembourser dans un avenir rapproché et à ce moment, ils n’auront d’autre choix que de réduire leurs coûts, raconte Stephen Jarislowsky.

Au Québec, le gestionnaire croit que le problème vient de la syndicalisation de tous les employés de l’État qui «gagnent chaque semaine 100 dollars de plus que les trois quarts des travailleurs de la province».

 

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