D'itinérant à roi du poker

Offert par Les Affaires


Édition du 31 Janvier 2015

D'itinérant à roi du poker

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Édition du 31 Janvier 2015

Rien n'indique que David Baazov marche dans leurs traces lorsque, en 1997, il cofonde sa première entreprise avec Benjamin Ahdoot, aujourd'hui responsable du développement des affaires internationales d'Amaya. Initialement baptisée Escomptes-Pak, l'entreprise fait dans la vente de coupons rabais, mais les deux associés se réorientent ensuite vers la vente d'ordinateurs et renomment leur entreprise Vortek Systèmes.

La vente d'ordinateurs lui sourit durant quelques années, mais la perte d'un important contrat aux mains d'un concurrent le pousse à se remettre en question. Constatant que la vente de matériel informatique était un cul-de-sac, David Baazov se lance dans la fabrication de tables de poker électronique en 2004. Désormais, le jeune homme offrirait à ses clients - désormais des casinos et des bateaux de croisière - autant les ordinateurs que les logiciels roulant sur ceux-ci.

La croissance de l'entreprise, toutefois, provient des acquisitions réalisées par Amaya. Direct, David Baazov a pour modus operandi de multiplier les démarches auprès de cibles potentielles de toutes sortes, mais de ne pas s'éterniser dans les discussions. «Nous avions eu des discussions sur ce que nous pourrions faire tous les deux, mais j'ai fini par vendre à une autre entreprise», relate Stephen A. Crystal qui, lorsque Baazov a pris contact avec lui en 2007, était pdg de TableMax. Si les discussions avec Stephen A. Crystal n'ont pas abouti, Baazov a toutefois réussi à gonfler la croissance d'Amaya grâce à pas moins de six acquisitions, dont l'ampleur grandissait d'une fois à l'autre.

«David Baazov a de la vision ; ceux qui croisent son chemin ont le choix entre se joindre à lui ou le voir se rendre là où il veut aller sans eux», lance Neil Johnson qui, en 2012, a aidé David Baazov à réaliser l'acquisition de Cryptologic pour 35,8 M$ US. Celui qui était alors banquier pour Canaccord Genuity s'en souvient comme d'une transaction complexe, qui aurait très bien pu déraper. «C'était une société inscrite à trois Bourses différentes, la transaction devait se faire entièrement en espèces, et lorsque l'offre a été annoncée, il y avait un important actionnaire qui ne nous appuyait pas et qui aurait pu surenchérir. Malgré tout, David croyait dur comme fer qu'il allait gagner.»

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