Titres en action: TC Énergie, Imperial, Magna, Volkswagen, TFI, Suncor, Rogers, ...

Publié le 29/04/2022 à 07:57, mis à jour le 29/04/2022 à 13:50

Titres en action: TC Énergie, Imperial, Magna, Volkswagen, TFI, Suncor, Rogers, ...

Publié le 29/04/2022 à 07:57, mis à jour le 29/04/2022 à 13:50

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises:

(Repassez nous lire de temps à autre 
pour ne pas manquer de mise à jour)

TC Énergie sort du rouge au 1er trimestre avec un profit de 358 M$

TC Énergie (TRP.TO, 68,94$) a affiché un profit de 358 millions de dollars au premier trimestre, comparativement à une perte de 1,06 milliard de dollars (G$) un an plus tôt, alors que l’entreprise avait inscrit une charge liée à l’annulation du controversé projet Keystone XL.

L’exploitant de pipelines a précisé que son profit par action s’était chiffré à 36 cents pour le trimestre clos le 31 mars, comparativement à une perte par action de 1,11 $ pour les trois premiers mois de 2021.

Les revenus trimestriels ont totalisé 3,50 G$, tandis qu’ils avaient été de 3,38 G$ l’an dernier.

Selon TC Énergie, le résultat comparable du plus récent trimestre, qui exclut les éléments non récurrents, s’est établi à 1,12 $ par action, alors qu’il avait été de 1,16 $ par action un an plus tôt.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un profit comparable de 1,11 $ par action pour le plus récent trimestre, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Dans ses perspectives, TC Énergie a dit s’attendre à ce que ses dépenses en immobilisations s’élèvent à environ 7 G$ cette année, alors que ses prévisions précédentes se chiffraient à 6,5 G$.

 

La Pétrolière Impériale réalise son meilleur profit en 30 ans

La Pétrolière Impériale (IMO.TO, 63,21 $) a affiché vendredi son plus grand bénéfice en plus de 30 ans pour un premier trimestre, engrangeant 1,17 milliard de dollars grâce à la hausse des prix du pétrole. La société a en outre annoncé qu’elle avait l’intention de racheter un maximum de 2,5 G$ de ses actions ordinaires. 

Le bénéfice par action de l’Impériale a atteint 1,75 $ pour le trimestre clos le 31 mars, en hausse par rapport à celui de 392 M$, ou 53 cents par action, pour la même période un an plus tôt. Les revenus totaux ont atteint 12,69 G$, alors qu’ils avaient été de 7 G$ pendant les trois premiers mois de 2021. 

La production a atteint l’équivalent de 380 000 barils de pétrole par jour au cours du trimestre, comparativement à 432 000 barils par jour au même trimestre en 2021, en raison des froids extrêmes et d’un temps d’arrêt imprévu à la mine de sables bitumineux de Kearl. Les activités de raffinage de l’Impériale ont produit en moyenne 399 000 barils par jour, en hausse par rapport à 364 000 barils par jour au premier trimestre de l’an dernier. Le taux d’utilisation de la capacité de raffinage pour le trimestre s’est établi à 93%, alors qu’il avait été de 85% un an plus tôt. 

 

Magna révise ses perspectives à la baisse

Une baisse de la production mondiale d’automobiles et une hausse des coûts a forcé Magna International (MGA, 61,50 $US) à réviser ses perspectives à la baisse pour l’exercice en cours, vendredi, alors qu’elle affichait un bénéfice du premier trimestre de 364 millions $US. 

Le spécialiste des pièces automobiles établi à Aurora, en Ontario, a réalisé un profit par action de 1,22 $US pour le trimestre clos le 31 mars, en baisse par rapport à celui de 615 M$ US, ou 2,03 $US par action, à la même période l’an dernier. Les ventes ont totalisé 9,64 G$ US, alors qu’elles avaient été de 10,18 G$ US pour les trois premiers mois de 2021. 

En excluant les éléments non récurrents, Magna a réalisé un profit ajusté de 1,28 $US par action, en baisse par rapport à celui de 1,86 $US par action de la même période un an plus tôt. Dans ses perspectives pour l’exercice en cours, Magna a dit s’attendre désormais à des ventes totales d’entre 37,3 G$ US et 38,9 G$ US, alors qu’il misait précédemment sur un chiffre d’affaires d’entre 38,8 G$ US et 40,4 G$ US. 

La société prévoit en outre que son bénéfice net attribuable aux actionnaires s’établira entre 1,3 G$ US et 1,5 G$ US, en baisse par rapport à la prévision précédente d’entre 1,7 G$ US et 1,9 G$ US. 

 

Volkswagen investit 1,2 G€ dans son usine de moteurs électriques

Le constructeur automobile allemand Volkswagen (VOW3.DE, 149,74 €) a annoncé vendredi un investissement de 1,2 milliard d'euros d'ici 2026 pour développer la fabrication de moteurs et autres composants pour ses voitures électriques dans son usine à Cassel, au centre de l'Allemagne. Le nombre de lignes de production de moteurs électriques et autres pièces sera «multiplié par quatre» en quatre ans, par rapport aux dix-huit actuelles.

L'usine aux quelque 16 000 employés est le plus grand site de fabrication de composants et pièces détachées de Volkswagen dans le monde. Près de 4 000 d'entre eux travaillent aujourd'hui dans l'électrique. «À long terme, Cassel deviendra une usine entièrement électrique», ajoute le deuxième groupe automobile mondial, qui a résolument mis le cap sur l'électrique ces dernières années, moyennant des dizaines de milliards d'euros d'investissements dans la voiture du futur, connectée et à batterie.

Le site de Cassel fournit actuellement des moteurs utilisés dans les voitures basées sur la «plateforme» MEB, squelette technique adaptable à plusieurs types de voitures électriques, de la citadine au minibus en passant par des VUS.

Volkswagen prévoit aussi d'y fabriquer les composants pour la prochaine plateforme technologique baptisée SSP. D'ici 2026, Volkswagen va également installer une toute nouvelle usine de voitures électriques à proximité de son siège historique à Wolfsburg, moyennant deux milliards d'euros d'investissements.

 

TFI a plus que doublé ses profits au T1

TFI International (TFII, 87,06 $US, avant l'ouverture) a plus que doublé ses profits au premier trimestre, la forte demande pour les biens de consommation, les matériaux bruts, les composants de fabrication ayant alimenté la croissance de l’industrie de la livraison. 

Selon le président et chef de la direction de la plus grande société de camionnage au Canada, Alain Bédard, TFI a réussi à tirer parti des «tendances favorables» dans ses marchés très diversifiés, qui vont de la logistique aux services de livraison de colis et de courrier. 

TFI a affiché jeudi un bénéfice net de 147,7 millions $ US pour le trimestre clos le 31 mars, en hausse de 121% par rapport à celui de 66,9 millions $ US de la même période l’an dernier. 

Les revenus ont grimpé de 91% à 2,19 milliards $ US, comparativement à 1,15 milliard $ US un an plus tôt, notamment grâce à l’acquisition pour 800 millions $ US, en avril dernier, de TForce Freight, une ancienne division de United Parcel Service (UPS). 

Le bénéfice par action a bondi à 1,68 $ US, comparativement à 77 cents US un an plus tôt, alors que les analystes n’attendaient qu’un profit par action de 1,21 $ US. 

Cette amélioration des résultats est survenue même si le secteur du transport par camion est confronté à diverses difficultés, notamment une pénurie de main-d’œuvre et une hausse des prix du carburant. 

 

Elliott Investment Management réclame des changements chez Suncor

L’investisseur activiste Elliott Investment Management réclame des changements au conseil d’administration de Suncor Énergie (SU.TO, 47,22 $) et demande un examen de l’équipe de direction de l’entreprise. Dans une lettre transmise jeudi au conseil d’administration de Suncor, la firme a indiqué que les actionnaires avaient vu leur investissement accuser un retard par rapport à presque toutes les sociétés pétrolières et gazières nord-américaines à grande capitalisation. 

Le gestionnaire de placements américain, qui affirme détenir une participation de 3,4% dans Suncor, y compris en actions et en contrats dérivés réglés en espèces, souhaite ajouter cinq nouveaux administrateurs indépendants au conseil de Suncor, en plus d’autres changements importants. «Notre investissement dans Suncor est étayé par notre conviction qu’avec le bon leadership, l’entreprise peut restaurer son succès du passé», ont écrit John Pike, associé d’Elliott, et le gestionnaire de portefeuille Mike Tomkins, dans leur lettre. 

«Les activités intégrées de sables bitumineux de Suncor sont une partie essentielle de l’approvisionnement énergétique mondial, et nous pensons que ces actifs sont considérablement sous-évalués.» MM. Pike et Tomkins ont indiqué attendre avec impatience l’occasion de faire contact avec le conseil d’administration, ainsi qu’avec leurs collègues actionnaires, et espérer pouvoir rencontrer le conseil dès que possible. 

Dans le cadre de son plan, Elliott veut notamment revoir la culture d’exploitation et de sécurité de Suncor. Il souhaite également que la société explore les occasions de débloquer la valeur des actifs en dehors de son activité principale de sables bitumineux, y compris celle de ses activités de vente au détail. 

 

Rogers va créer 500 emplois à Calgary

Rogers Communications (RCI-B.TO, 71,98 $) a annoncé jeudi qu’elle créerait 500 emplois à Calgary en y installant un nouveau centre technologique national qu’elle a l’intention de mettre en place à la suite de la clôture de sa proposition de fusion avec Shaw Communications. 

Le géant des télécommunications a précisé que le centre s’appellerait Rogers THINKLab. Les emplois y seront axés sur l’ingénierie, les réseaux, le numérique et les technologies de l’information. 

Selon Rogers, le centre contribuera à la création d’occasions d’affaires grâce à la technologie et créera un bassin de main-d’œuvre technique hautement qualifiée qui pourra rester au Canada et y travailler.  Rogers a précisé que ce projet faisait partie de l’engagement de 6,5 milliards $ de la société à investir dans l’Ouest canadien, annoncé pour la première fois en mars 2021 dans le cadre de son accord de 26 milliards $ pour acquérir Shaw. 

Rogers et Shaw attendent l’approbation réglementaire du Bureau de la concurrence et d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) et s’attendent à ce que l’entente soit conclue d’ici la fin du deuxième trimestre. 

 

Astrazeneca: bénéfice lesté de charges exceptionnelles

Le géant pharmaceutique Astrazeneca (AZN.L, 10 554 £) a subi une chute de son bénéfice net au premier trimestre à cause d'une envolée des coûts et d'une charge exceptionnelle liée au coûteux rachat d'Alexion, mais ses recettes se sont envolées. Le bénéfice net part du groupe a chuté de 75% à 386 millions de dollars américains, mais le chiffre d'affaires a augmenté de 56% à 11,39 G$ US, d'après un communiqué vendredi.

Le résultat pâtit d'une lourde charge juridique de 775 M$ US liée à un accord de règlement amiable avec Chugai Pharmaceutical d'un différend hérité d'Alexion. Les ventes en oncologie ont augmenté de 25% tandis que celles liées aux traitements pour les maladies rares, spécialité d'Alexion, sa filiale rachetée pour 39 G$ US, ont augmenté de 7%.

Le médicament contre le diabète Farxiga a «atteint 1 G$ US de recettes ce trimestre» et que les ventes en oncologie ont fortement progressé alors même que la persistance de la COVID-19 ralentit les diagnostics et traitements contre le cancer. Au cours du trimestre écoulé, les ventes liées à la COVID-19 ont augmenté, selon l’entreprise.

Les ventes du vaccin Vaxzevria, qui fut l'un des premiers sur le marché avec celui de Pfizer, ont atteint 1 145 G$ US, et celles du médicament préventif à base d'anticorps Evusheld 469 M$ US. Astrazeneca souligne que le chiffre d'affaires provenant des ventes de médicaments liés à la pandémie de COVID-19 devrait baisser de 20 à 25% sur le restant de l'année, avec le recul anticipé des recettes de son vaccin Vaxzevria, dont les achats ne sont pas renouvelés au Royaume-Uni et dans d'autres pays, qui devrait être «partiellement compensé par la croissance de celles d'Evusheld».

Le groupe dévoile aussi vendredi un projet de nouveau laboratoire de recherche et développement «dans le centre scientifique» de Cambridge, dans le Massachusetts aux États-Unis. Il devrait accueillir 1 500 personnes, précise le communiqué sans chiffrer cet investissement qui doit être réalisé en 2026.

 

ExxonMobil double son bénéfice net au T1

Le géant pétrolier américain ExxonMobil (XOM, 86,08 $US) a pompé moins de pétrole et de gaz au premier trimestre, mais a profité de la hausse des prix du brut qui a fait bondir son chiffre d'affaires et ses bénéfices malgré une grosse charge liée à son retrait de Russie. La production s'est établie à 3,7 millions d'équivalents-barils par jour sur la période, ce qui est moins qu'au premier trimestre 2021 ou qu'au trimestre précédent.

Le groupe impute cette baisse à des événements météorologiques l'ayant obligé à suspendre temporairement ses opérations, à de la maintenance et à la cession de certaines activités. Mais les prix de l'or noir se sont envolés dans le courant du trimestre, grimpant début mars à plus de 130 dollars américains le baril dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, avant de redescendre entre 100 et 110 $ US actuellement.

Résultat: le chiffre d'affaires d'ExxonMobil a décollé de 53% pour atteindre 90,50 G$ US. Ce qui est un peu moins qu'attendu par les analystes. Son bénéfice net a lui doublé, à 5,48 G$ US. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, il s'est aussi affiché un peu en dessous des prévisions.

Le bénéfice net du groupe a par ailleurs été amputé d'une charge de 3,4 G$ US liée à l'arrêt de ses activités en Russie. Suivant l'exemple de nombreuses multinationales ayant pris leurs distances avec Moscou, ExxonMobil a en effet annoncé début mars qu'il allait se retirer de son dernier grand projet dans le pays, Sakhalin-1.

La société américaine gère depuis 1995 ce site situé à l'est de la Russie, au nord du Japon, au nom d'un consortium comprenant des filiales de l'entreprise russe Rosneft, une société indienne et une compagnie japonaise, et en possède 30%. Elle est en train d'y arrêter progressivement ses opérations.


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