Comme promis, GLV frappe un grand coup

Publié le 10/10/2009 à 00:00

Comme promis, GLV frappe un grand coup

Publié le 10/10/2009 à 00:00

Par Dominique Beauchamp

L'acquisition de l'autrichienne Christ Water Technology est le premier grand coup de la stratégie visant à faire de GLV (Tor., GLV.A, 8,50 $) un chef de file mondial dans le traitement des eaux.

La transaction de 153 millions de dollars (M$) représente 75 % de la valeur boursière de GLV et accroît de 275 M$ - ou 85 % - ses revenus dans le secteur de l'eau, selon Bert Powell, analyste chez BMO Marchés des capitaux.

Les dirigeants de GLV avaient promis de répéter dans le traitement des eaux la réussite de leur division de séparation de solides et de liquides qu'ils ont vendue pour près de 900 M$ en 2007, souligne Mark Pugsley, analyste chez Investissements Standard Life.

Les experts sont enthousiastes

Les financiers sont enthousiasmés par la transaction, même si elle comporte son lot de risques.

"GLV jette les bases pour l'avenir. Laurent Verreault, le fils du fondateur, se donne un moyen de croissance pour plusieurs années", indique Christian Godin, gestionnaire chez Montrusco Bolton.

"Cette acquisition est propice et transforme les perspectives de l'entreprise", dit Benoît Caron, de la Financière Banque Nationale.

GLV acquiert à un prix raisonnable une entreprise dont elle peut doubler les marges d'ici deux ans, et ce, au début d'une reprise économique, précise l'analyste.

Malgré l'ampleur de la tâche qui attend GLV pour intégrer Christ et stimuler ses ventes, les financiers sont optimistes. "Les dirigeants de GLV ont maintes fois redressé des entreprises mal en point", rappelle M. Pugsley.

"Le pari est prometteur si on suppose que ses clients municipaux et industriels trouveront plus facilement les fonds nécessaires pour leurs projets pendant la reprise", dit Pierre Lacroix, de Valeurs mobilières Desjardins.

Le titre de GLV pourrait aussi obtenir une évaluation supérieure dans l'avenir, puisque les trois quarts de ses revenus proviendront du traitement de l'eau, croient les analystes.

Christian Godin rappelle que GE a payé 30 fois le bénéfice d'exploitation pour Zenon Environmental en 2006. Actuellement, le titre de GLV vaut 14,7 fois son bénéfice.

"Christ apporte les technologies de purification et de désalinisation de l'eau dont GLV a besoin pour compléter son offre, et diversifie ses marchés", dit M. Godin. Christ tire 58 % de ses revenus en Europe et 30 % en Asie. Par exemple, GLV gagnera des clients parmi les fabricants de puces et de composants solaires, qui utilisent les technologies de purification de l'eau de Christ.

Des cibles de 8,50 à 13 $

M. Caron prévoit que GLV fera passer de 4 à 8 % la marge d'exploitation de Christ d'ici deux ans, une prévision prudente qui l'amène à établir son cours cible à 8,50 $. Si GLV atteint son objectif de 10 % d'ici mars 2011, le titre pourrait atteindre 10 $.

"Je me réserve une marge compte tenu de l'importance de la transaction. La culture d'affaires autrichienne pourrait freiner le plan de réduction de coûts de GLV", explique M. Caron. Les cibles de trois autres analystes varient de 9,25 à 13 $.

Le potentiel de la transaction est prometteur, mais Pierre Lacroix prévient que les prochains trimestres seront difficiles, parce que l'accès au capital demeure restreint et que les municipalités commencent à peine à recevoir les fonds de relance des gouvernements. "Nous sommes encore en plein dans la crise", a dit Laurent Verreault, à l'issue de l'assemblée de GLV, à LesAffaires.com, le 30 septembre.

dominique.beauchamp@transcontinental.ca

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