À surveiller: Canadian Tire, Stella-Jones et Beyond Meat

Publié le 11/11/2022 à 09:37

À surveiller: Canadian Tire, Stella-Jones et Beyond Meat

Publié le 11/11/2022 à 09:37

Par Catherine Charron

Beyond Meat (BYND, 11,82 $ US): son appétit est en partie coupé

Kenneth B. Zaslow de BMO Marchés des capitaux est d’avis qu’à terme, Beyond Meat devrait tirer profit de sa nouvelle stratégie axée sur une croissance plus durable, et moins gourmande.

En effet, l’entreprise tente de faire des économies dans ses opérations, en réduisant notamment l’investissement de capitaux. Elle devrait aussi bientôt commencer à tirer profit de ses nouveaux produits mis en marchés, estime l’analyste, comme le Beyond Steak et son imitation du «poulet pop-corn». De plus, elle tente de fidéliser sa clientèle en offrant des prix plus alléchants.

Néanmoins, Beyond Meat a enregistré de plus importantes pertes par action que prévu au dernier trimestre, à 1,60 $ US, alors que le consensus des analystes s’attendait à 1,15 $ US. Ses prix de détail plus bas, de même qu’un volume de vente moins important et le remboursement d’une partie de sa dette ont nui à ses profits, pense l’analyste.

L’entreprise a réitéré, rapporte-t-il, que ses ventes seront inférieures de 9% à 14% en 2022 par rapport à 2021, mais elle s’attend toujours à générer des liquidités à compter de la deuxième moitié de 2023.

D’après Kenneth B. Zaslow, la performance de Beyond Meat devrait encore être freinée dans les prochains moins par de nombreuses embûches. D’abord, elle pourrait bien être la seule société du secteur alimentaire à afficher au cours des prochaines années une baisse de prix au détail malgré l’inflation.

De plus, même si elle tente d’en diminuer le nombre et de cesser de faire affaire avec des producteurs tiers qui dopent ses coûts, l’entreprise a dans son inventaire de nombreux aliments dont la production est dispendieuse.

L’analyste rappelle que la demande des clients a bien changé depuis le début de la pandémie, et que les temps plus durs en vue et la différence de prix qui se creuse entre ses produits et la viande joueront en sa défaveur.

BMO Marchés des capitaux a donc révisé à la baisse ses attentes à l’égard des revenus que devrait générer l’entreprise au quatrième trimestre et pour l’exercice 2023. Elle table dorénavant respectivement sur 78 millions de dollars américains (M$ US) et sur 434 M$ US.

Elle recoupe aussi ses prévisions à l’égard de ses pertes par action ajustées, qui glissent de 4,36 $ US à 4,50 $ US pour 2022, de même que celles pour ses pertes avant intérêts, impôts et amortissement au quatrième trimestre et pour l’exercice 2023. Elles devraient atteindre 69 $ US et 141 $ US.

Ainsi, l’analyste réduit donc à 14 $ son cours cible, et préfère attendre de voir comment l’entreprise va se dépatouiller dans ce contexte.

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