À surveiller: Canadian Tire, Linamar et Disney

Publié le 12/08/2022 à 09:04

À surveiller: Canadian Tire, Linamar et Disney

Publié le 12/08/2022 à 09:04

Par Catherine Charron

Les résultats que la société a dévoilés n’ont pas été à la hauteur de ses attentes ni de celles des analystes. (Photo: 123RF)

Que faire avec les titres de Canadian Tire, Linamar et Disney? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Canadian Tire (CTC-A, 163,75$): la forte demande ne gomme pas l’effet de la hausse de ses dépenses

Tandis que l’incertitude macroéconomique s’aggravait au cours du dernier trimestre, de nombreux détaillants ont rencontré des écueils, constate Vishal Shreedhar de la Financière Banque Nationale. Canadian Tire ne fait pas exception, et ce même si elle s’en est plutôt bien tiré depuis le début de la pandémie.

Les résultats que la société a dévoilés n’ont pas été à la hauteur de ses attentes ni de celles des analystes.

Son bénéfice par action a atteint 3,11$, alors que la Financière Banque Nationale tablait sur 3,62$, et le consensus sur 3,61$. L’an dernier, il avait atteint 3,72$. Si Canadian Tire a raté la cible, écrit Vishal Shreedhar, c’est entre autres à cause de frais de vente, généraux et administratifs, et une perte sur prêt attendue tous deux plus élevés que prévu.

En effet, ses coûts ont grimpé de 10,2% en un an, ses dépenses en marketing et pour bonifier sa chaîne d’approvisionnement et son infrastructure TI ayant augmenté. La société a toutefois précisé qu’elle pourrait diminuer ses dépenses, si la conjoncture économique l’y contraignait, rapporte l’analyste.

Afin de garnir son inventaire pour l’automne et l’hiver, la société n’a eu d’autre choix que d’en accroître la taille de 18% par rapport à la même période l’an dernier, déboursant du même coup plus de 260M$ au dernier trimestre.

Le bénéfice par action ajusté de la société ontarienne a été de 524 millions de dollars (M$) alors que la Financière Banque Nationale s’attendait à 576 M$. L’an dernier, il était de 595 M$.

Canadian Tire constate toutefois un fort engouement de la part de sa clientèle, malgré une météo peu clémente qui a en partie plombé sa performance croit-elle.

Ainsi, ses revenus de 4,4 milliards de dollars (G$) au deuxième trimestre sont supérieurs aux 3,9 G$ accumulés l’an dernier, et aux prévisions de la Financière Banque Nationale.

Les ventes d’un même magasin comparable de ses marchands Canadian Tire ont crû de 3,9%, alors que celles de sa bannière Mark’s ont bondi de 20,9%, ce qui dépasse largement le 0,5% anticipé par l’analyste. Du côté de Sportcheck, ce chiffre a avancé de 4,1%.

Son programme de fidélité Récompenses Triangle continue d’attirer des consommateurs, 594 000 plus précisément au dernier trimestre seulement, alors qu’elle en avait ajouté 400 000 au trimestre précédent.

L’analyste tire les mêmes conclusions que le détaillant en ce qui concerne la demande des consommateurs et sa capacité à réduire ses frais de vente, généraux et administratifs. Ça ne l’empêche pas pour autant de réduire le bénéfice par action attendu en 2022 de 18,88$ à 18,30$, et de faire passer celui de 2023 de 19,55$ à 19,29$.

Vishal Shreedhar fait donc glisser de 215$ à 213$ son cours cible.

 

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