À surveiller: Boralex, Innergex, et Bombardier

Publié le 14/06/2022 à 09:30

À surveiller: Boralex, Innergex, et Bombardier

Publié le 14/06/2022 à 09:30

Par Dominique Beauchamp

Bombardier (BBD.B, 26,86 $): le fabricant de jets d’affaires est toute une aubaine dans son industrie

Konark Gupta de Banque Scotia profite du regroupement des actions du fabricant de jets d’affaires, à raison de 25 pour une le 13 juin, pour marteler que son titre est «toute une aubaine» dans son industrie.

«Bien que l’aversion au risque des marchés supporte les pessimistes (l’action a chuté de moitié depuis septembre 2021), Bombardier est une sérieuse aubaine en tant que fabricant de jets d’affaires», écrit-il.

Son titre s’échange à un multiple de 6,5 fois le bénéfice d’exploitation prévu en 2023 par rapport aux ratios de 8 à 12 fois pour General Dynamics (GD, 217,53 $ US) et Textron (TXT, 60,01 $ US).

Ces deux sociétés américaines ne sont pas parfaitement comparables, mais l’analyste juge bon de noter que l’évaluation actuelle de Bombardier est inférieure à celle de 7 à 8 fois de ces deux sociétés lors des creux du cycle aérospatial (exception faite des crises financière et pandémique).

L’analyste de Scotia rappelle que la demande reste solide pour les jets d’affaires tandis que le carnet de commandes de 13,5 milliards de dollars américains de Bombardier n’est pas loin du pic de 14,5 G$ US atteint avant la pandémie.

«La cadence de production est encore de 15% inférieure au rythme qu’elle avait en 2019, ce qui laisse une marge de manœuvre au fabricant (pour atteindre ses objectifs) si les commandes devaient faiblir dans l’avenir», entrevoit-il.

De plus, les appareils Challenger et Global que Bombardier fabrique ont été plus résilients dans le passé que les avions LearJet qu’elle ne produit plus. Le segment des services, qui représentera 25% des revenus en 2025, croît plus vite et est aussi plus rentable pour Bombardier.

Après avoir réduit sa dette et redressé ses flux disponibles, l’entreprise est en meilleure posture qu’avant pour racheter ou refinancer les dettes qui échoient en 2024 (800 M$ US) et en 2025 (1,3 G$ US).

Konark Gupta renouvelle donc sa chaude recommandation d’achat puisqu’à ses yeux Bombardier offre le meilleur potentiel de rendement du secteur du transporteur et de l’aérospatiale.

Pour s’ajuster au regroupement, son cours cible passe de 2,35 à 55 $, soit un potentiel de regain de 104%.

L’analyste diminue toutefois le multiple qu’il utilise de 8 à 7,5 fois le bénéfice d’exploitation prévu en 2025 pour tenir compte du pessimisme ambiant des marchés boursiers.

Nombre d’investisseurs croient que Bombardier a regroupé ses actions pour éviter que leur cours tombe sous la barre de 1 $, mais l’analyste avance que la société visait à «réduire la volatilité du titre», et pourrait ainsi «attirer des investisseurs ayant une vision à plus long terme».

Après le regroupement, la famille Bombardier détient encore 12% des actions et contrôle toujours 51% des droits de vote.

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