Risques et prévisions : deux termes distincts

Publié le 09/04/2011 à 12:35, mis à jour le 09/04/2011 à 12:42

Risques et prévisions : deux termes distincts

Publié le 09/04/2011 à 12:35, mis à jour le 09/04/2011 à 12:42

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Un investisseur que nous venons de rencontrer est sur le point de lancer la serviette concernant les États-Unis. Son portefeuille est géré par un gestionnaire qui croit au présent potentiel de nos voisins du sud, alors que celui de sa femme est investi avec un gestionnaire qui affectionne plutôt le Canada. Comme les rendements obtenus par sa femme surpassent les siens, il lui est difficile de ne pas se remettre en question.

Il y a deux ans, il nous avait demandé notre avis. À l'époque, nous préférions les États-Unis. Cependant, la réalité est quelque peu différente de nos expectatives. La Canada a rebondi de façon spectaculaire. Et comme notre taux de change ne cesse de s'apprécier contre le dollar américain, les fonds canadiens affichent des rendements supérieurs. Notre investisseur associe cette suprématie des rendements grâce aux bonnes performances économiques du Canada. Le taux de chômage est peu élevé. Nos ressources naturelles sont convoitées par la Chine et notre immobilier se porte bien.

Or, l'investisseur utilise ces arguments afin d'expliquer pourquoi le Canada fera mieux que les États-Unis...dans le futur! Or, le taux de chômage ainsi que l'immobilier ne constituent point des signes précurseurs. Avant une crise, ils atteignent souvent leur meilleur niveau. Quant aux rendements dans les marchés canadiens, on ne peut s'y fier non plus. Cependant, la raison qui pousse cet investisseur à mettre en doute ces faits évidents, c'est le fait que notre opinion passée se soit avérée erronée.

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