Investir : où magasine le père Noël

Publié le 13/12/2011 à 09:26, mis à jour le 13/12/2011 à 09:26

Investir : où magasine le père Noël

Publié le 13/12/2011 à 09:26, mis à jour le 13/12/2011 à 09:26

Dans la cohue des achats des fêtes ? Une source au Pôle Nord nous indique que les lutins ont été débordés ces dernières semaines et que, pour éviter une rupture de stocks, le père Noël a décidé d'appeler les meilleurs détaillants en renfort. Où magasine-t-il ?

On s'est lancé dans un survol des principales enseignes pour tenter de voir celles dont les ventes reçoivent ces jours-ci un coup de pouce du vieux bonhomme. Et si leur titre pourrait en bénéficier dans l'avenir.

LÀ OÙ LE PÈRE NOËL EST DISCRET

Sears Canada (Tor., SCC, 12,04 $). Les choses ne s'améliorent pas chez Sears. Après avoir retraité de 8,2 % l'an dernier, les ventes des magasins comparables sont encore en recul de 7,8 % au troisième trimestre cette année. Il y a une nouvelle direction, mais avec Target qui s'amène, le temps commence à manquer pour redresser la barque. Passons.

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Best Buy (NY, BBY, 27,60 $ US). Les appareils électroniques sont populaires, et pourtant, Best Buy a de la difficulté à tirer son épingle du jeu. La direction prévoit qu'au mieux cette année, les ventes de magasins comparables seront stables. Plusieurs analystes prévoient un recul. Dans l'électronique, le prix est un élément de différenciation important. Les Walmart, Costco et Amazon semblent mettre de la pression. On passe aussi.

Le Château (Tor., CTU.A, 2,19 $). Les ventes des magasins comparables ont reculé dans douze des treize derniers trimestres. Le dividende vient d'être coupé. Ce n'est pas facile. Il y a quelques mois, Le Château a décidé de tenter un nouveau positionnement, plus haut de gamme, et de délaisser le «bas prix». Comme dirait l'autre : on verra. Mais pour l'instant ça ne regarde pas très bien.

Reitmans (Tor., RET.A, 15,98 $). Avec un recul de 5,8 % des ventes des magasins comparables, les affaires ont déjà été meilleures pour le détaillant montréalais. La société compte cependant sur un solide bilan et de fortes liquidités qui pourraient lui permettre de procéder à une acquisition. À 0,80 $ par action, le dividende est intéressant et pourrait même grimper, selon Versant Partners. On attendrait.

Walmart (NY, WMT, 58,06 $ US). Les ventes des établissements comparables ont progressé de 1,3 % au dernier trimestre, mais les analystes ne sont pas certains que la tendance se poursuivra. Walmart semble en panne de croissance. Heureusement, elle réussit toujours à ajouter des établissements à l'échelle locale et internationale. À 12 fois le bénéfice anticipé l'an prochain, le titre paraît correctement évalué.

LÀ OÙ ON A PLUS DE CHANCES DE LE TROUVER

À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

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