François Pouliot: temps de miser sur Expedia, Orbitz ou Priceline?

Publié le 31/01/2011 à 09:16, mis à jour le 31/01/2011 à 09:15

François Pouliot: temps de miser sur Expedia, Orbitz ou Priceline?

Publié le 31/01/2011 à 09:16, mis à jour le 31/01/2011 à 09:15

Expedia, Priceline, Orbitz, Travelocity, Kayak, Hotwire ... Des noms familiers pour ceux qui ont le pied voyageur. La météo semble favorable aux agences de voyage en ligne. Est-ce le temps de prendre son billet ?

La question s'est posée il y a quelques jours en prenant connaissance des derniers résultats de Transat et de la mise à jour des prévisions de l'Association internationale du transport aérien (IATA).

Comparativement à l'an dernier, le bénéfice trimestriel de Transat est en hausse de... 163 %. L'IATA prévoit, de son côté, que le nombre de passagers du transport aérien mondial devrait avoir augmenté de 8,9 % en 2010. En 2011, malgré l'accroissement des mesures d'austérité dans plusieurs pays européens, elle prévoit que le nombre grimpera encore de 5,2 %.

Encore mieux pour le voyage en ligne

Voilà qui apparaît porteur pour l'industrie. Il y a encore mieux.

Canaccord Genuity constate que les agences de voyage Internet gagnent des parts de marché sur les agences traditionnelles. En 2006, aux États-Unis, la part de marché des agences en ligne était de 49 %. Elle est aujourd'hui de 59 %. On ne sait trop si elle continuera de grimper chez l'Oncle Sam, mais cela devrait être le cas en Europe et en Asie, où les parts ne sont respectivement qu'à 34 % et 21 %. La différence s'explique notamment par une pénétration moins grande d'Internet et une industrie du voyage plus fragmentée.

Par conséquent, la maison s'attend en 2011 à une croissance des revenus de l'industrie dans les deux chiffres.

Qui est à surveiller ?

Malgré un grand nombre d'acteurs, quatre joueurs principaux occupent le terrain.

Expedia est le poids lourd de l'industrie, avec une part de 43 % des réservations du Big Four. Elle est suivie d'Orbitz (22 %), de Travelocity (propriété privée de Sabre Holding) (21 %) et de Priceline (15 %).

À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

Blogues similaires

Une dose de marchés étrangers prescrite pour 2023

Édition du 18 Janvier 2023 | Dominique Beauchamp

ANALYSE. Wall Street et Bay Street aiment bien présenter de nouveaux thèmes à leurs clients.

Shopify: prochaine victime de la malédiction boursière canadienne?

BLOGUE INVITE. Shopify est-elle différente des Nortel, Research in Motion, Valeant, Barrick Gold et autres?