Le gros avantage... d'être gros

Publié le 30/07/2012 à 09:59, mis à jour le 30/07/2012 à 11:49

Le gros avantage... d'être gros

Publié le 30/07/2012 à 09:59, mis à jour le 30/07/2012 à 11:49

[Photo : Bloomberg]

BLOGUE. La meilleure performance des titres à grande capitalisation attire de plus en plus l’attention. En fin de semaine, ce fut au tour du New York Times de publier un article au sujet des «mégacaps», ces titres dont la valeur boursière excède 50 milliards de dollars (G$) US.

Selon le quotidien, l’indice Russell Top 50 (indice que je connaissais pas) représentant les plus gros titres américains s’est apprécié de plus de 14% depuis le début de l’année alors que l’indice Russell 2000, représentant les titres américains à petite capitalisation a gagné 1%. Pendant ce temps, l’indice MSCI EAFE représentant les titres internationaux a perdu plus de 15%.

PLUS : Une autre raison de préférer les colosses en Bourse

Sur une base relative, le Top 50 de Russell a battu les titres internationaux par 29% en seulement sept mois. C’est majeur.

Plusieurs raisons expliquent la performance supérieure des grosses sociétés et j’en ai parlé souvent. Entre autres, dans un monde où le rendement des obligations approche le zéro, les rendements en dividende des Johnson & Johnson de ce monde (plusieurs dépassant le 3%) est attrayant.

Mais il y a une raison que peu de gens mentionnent et qui a son importance. Les sociétés à très grande capitalisation profitent de façon disportionnée des largesses du marché obligataire. Un exemple vous fera comprendre : la semaine dernière IBM a annoncé une émission de 1G$US d’obligations de 10 ans avec un taux d’intérêt de 1,875%. Oui, vous avez bien lu. Le géant bleu emprunte un milliard pour 10 ans et paiera un coupon annuel inférieur à 2% à ses créanciers.

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