Bernard Mooney : Catalyseur pour les banques US

Publié le 19/11/2010 à 10:34

Bernard Mooney : Catalyseur pour les banques US

Publié le 19/11/2010 à 10:34

Blogue. Les banques américaines pourront recommencer à récompenser leurs actionnaires, probablement dès le premier trimestre de 2011.

Depuis la crise financière, les banques aux États-Unis sont sous la tutelle de la Federal Reserve. Ayant reçu du capital gouvernemental, elles ne peuvent augmenter leur dividende, ni procéder à des rachats d’actions.

Les dirigeants des banques, alors que leur situation financière s’est considérablement améliorée, attendaient d’une part les nouvelles normes internationales de capitalisation et les directives de la Fed. Cette dernière a ainsi fait connaître récemment les conditions que les banques devront remplir pour pouvoir augmenter les dividendes.

Évidemment, elles devront avoir remboursé le gouvernement. Elles devront également maintenir des ratios de capitalisation élevés même en faisant des hypothèses de stress rigoureuses. Et elles peuvent soumettre leur plan à la Fed d’ici le 7 janvier et cette dernière devrait approuver d’ici la fin du premier trimestre.

Concrètement, cela pourrait devenir un catalyseur pour les titres bancaires américains l’an prochain. Il s’agit de titres qui n’ont pas très bien performé depuis quelques mois.

Les banques qui ont de meilleurs résultats seront ainsi en mesure de partager avec leurs actionnaires, aidant les titres par ricochet. Ce qui n’est pas possible actuellement.

L’analyste de BMO Capital, Lana Chan, s’attend à ce que les premières banques à augmenter les dividendes l’an prochain soient BB & T, PNC et USB.

Selon les spécialistes Keefe, Bruyette & Woods, USB devrait avoir un rendement du dividende de 2,3% en 2011 et de 3,1% en 2012; PNC de 1,7% et 2,5% alors que BB&T aurait 2,4% en 2011 et 2012.

Selon Keefe, Wells Fargo verserait 1,1% l’an prochain et 2,1% en 2012.

Bernard Mooney

 

À propos de ce blogue

Chroniqueur au Journal Les Affaires, Bernard Mooney traite de la Bourse sous toutes ses facettes en s’adressant particulièrement aux investisseurs à long terme. Il est connu pour une vision misant sur le gros bon sens.

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