"Gens d'affaires, allez au gouvernement !"

Publié le 14/02/2009 à 00:00

"Gens d'affaires, allez au gouvernement !"

Publié le 14/02/2009 à 00:00

Par Suzanne Dansereau

Vous estimez que les gens d'affaires ne prennent pas assez de place dans le débat public. Quelles actions leur proposez-vous?

D'importantes transformations économiques sont en cours. Parmi celles-ci, j'entrevois un rôle accru de la réglementation gouvernementale. Mais le piège pour les gouvernements est de poser des gestes populaires auprès de l'électorat qui ne sont pas nécessairement les meilleurs pour notre compétitivité. Bref, la fonction publique a besoin de gens d'affaires d'expérience et de courage pour l'aider à élaborer non pas plus de réglementation, mais une meilleure réglementation. Je ne parle pas ici de lobby d'entreprises. Je parle plutôt de gens d'affaires qui voudraient s'impliquer à titre individuel. Beaucoup sont touchés par le sentiment anti-affaires qui s'est installé depuis la crise à Wall Street et ils veulent faire quelque chose. Cela peut prendre plusieurs formes, comme la participation à des commissions et des à forums. Ou encore, ils pourraient carrément aller travailler comme hauts fonctionnaires. Une autre voie est celle des partenariats public-privé [PPP]. Il y a de l'avenir pour les PPP, bien qu'ils devront probablement être financés par l'État.

Quels secteurs ont besoin d'être améliorés ?

Le commerce international et l'immigration, par exemple. Le Canada est en train de négocier une entente avec l'Inde. Ce serait une occasion en or de signer des ententes de mobilité de la main-d'oeuvre dans le domaine des technologies de l'information pour servir le marché américain. L'éducation est un autre secteur crucial. Nous avons aussi besoin d'une réglementation favorisant davantage l'innovation et la création de grappes industrielles. Il en va de notre compétitivité.

Quels autres changements économiques prévoyez-vous durant cette récession ?

À mon avis, deux autres forces sont à l'oeuvre. D'abord, les transitions de marché s'accélèrent. Si votre entreprise n'est pas capable de voir où ça bouge et de s'adapter rapidement, elle est foutue. Autre force : la mondialisation se poursuit, mais avec un élément qui sera plus local qu'avant. C'est-à-dire que votre entreprise devra être mondiale sans céder à la tentation de tout centraliser et standardiser. Elle devra faire plus de place aux considérations locales.

suzanne.dansereau@transcontinental.ca

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