Technos: moins d'impartition, plus d'employés?

Publié le 24/10/2011 à 12:35, mis à jour le 24/10/2011 à 12:40

Technos: moins d'impartition, plus d'employés?

Publié le 24/10/2011 à 12:35, mis à jour le 24/10/2011 à 12:40

BLOGUE. S'il y a un secteur d'activité qui a connu une belle croissance au cours des dernières années, c'est bien celui des firmes de consultation en informatique. Or il semble que la tendance à l'impartition, bien implantée depuis au moins une douzaine d'années, soit sur le point d'être renversée, du moins aux États-Unis. 

Selon un intéressant article d'Ars Technica, de plus en plus d'entreprises américaines remettent en question leur stratégie d'impartition à tout vent et commencent à favoriser l'embauche directe d'employés en technologies de l'information.

Au moins deux raisons expliqueraient ce début de volte-face.

D'abord, l'impartition a gagné en popularité quand les gestionnaires ont résolu que l'informatique était une sorte de fonction « standard » au sein de leur entreprise et qu'elle n'avait pas de valeur ajoutée. Ils préféraient donc la céder à quelqu'un dont c'était la spécialité, CGI par exemple, et se concentrer sur ce qui les distinguait de leurs concurrents. C'était une décision en apparence rationnelle, un peu de la même façon que les entreprises sous-traitent généralement le ménage des locaux.

Or, la technologie est de plus en plus au coeur du fonctionnement des entreprises et elle peut leur permettre de se démarquer, même si la mission de l'entreprise n'est pas directement reliée aux technologies. Une chaîne de boutiques de vêtements, par exemple, peut largement bénéficier d'un système de gestion d'inventaire évolué pour devancer des compétiteurs. Une grande firme de comptables ou d'avocats peut réaliser d'importantes économies, potentiellement transférables à ses clients, en optimisant la gestion de son parc informatique, en virtualisant des postes de travail par exemple.

L'autre raison serait l'importance de trouver des gens de talent dans ce domaine et la rareté de ceux-ci. Plusieurs entreprises auraient résolu d'essayer de garder pour eux les gens de talent quand ils en trouvent.

Ce changement de stratégie risque toutefois d'être difficile pour les entreprises intéressées.

D'abord, elles ne sont souvent pas prêtes à payer les salaires que les meilleurs talents du secteur peuvent obtenir en tant que consultants. C'est très vrai au Québec. Un ami consultant me raconte fréquemment devoir expliquer à des gestionnaires d'établissements de santé ou de grandes entreprises qui se plaignent d'avoir des postes ouverts, mais de ne trouver personne pour les remplir, que les salaires offerts sont ridicules en comparaison de ce que lui obtient.

Ensuite, la vie de consultant convient généralement assez bien à ces experts, qui peuvent surfer d'un mandat à l'autre et ainsi trouver fréquemment de nouveaux défis. Ils sont généralement aussi assurés de travailler sur ce qui se fait de plus récent. C'est très important pour eux parce que c'est premièrement plus amusant, mais aussi parce que ça leur permet de demander encore plus cher au client suivant, puisqu'ils sont parmi les rares à avoir de l'expérience sur ladite technologie.

 

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